La plus grande intelligence : savoir que l’on ne sait pas

Il y a deux types de personnes.

Celles qui savent qu’elles sont « folles »…

Et celles qui sont persuadées d’être « normales ».

Les premières savent qu’elles ont besoin d’aide.
Conséquence : elles prennent leur traitement.
Les autres l’ignorent et ne demandent pas d’aide…

Qu’appelle-t-on être fou ?

C’est compter uniquement sur sa propre intelligence pour diriger sa vie.

Les personnes qui savent qu’elles sont folles savent une chose fondamentale : mon intelligence a des limites.

Ma perception est limitée.
Ma vision est limitée.

Elles prient.
Elles cherchent le conseil.
Elles s’accrochent au Tsadik.

Alors elles lui demandent :

« Où dois-je habiter ? »
« Quel métier dois-je exercer ? »
« Comment utiliser mes forces ? »
« Comment faire éclore ma nechama ? »
« Qu’est-ce que Hachem attend de moi ? »

Et puis il y a les autres.

Celles qui pensent savoir gérer leur vie seules.
Celles qui font confiance à leur propre raisonnement, à leurs propres calculs, à leur propre compréhension des choses.

Elles pensent :
« Je sais. »
« Je vais réfléchir et trouver. »
« Je n’ai besoin de personne pour me guider. »

Et ce sont précisément les plus « folles »…

Rabbi Nathan était pourtant un immense érudit.
Un homme dont l’intelligence et la connaissance de la Torah étaient extraordinaires.

Et malgré cela, il savait parfaitement qu’il faisait partie de la première catégorie.

Il savait qu’un homme ne peut pas s’appuyer uniquement sur lui-même.

Voilà peut-être l’une des plus grandes formes d’intelligence :
savoir que l’on ne sait pas.

Reconnaître que notre intellect ne suffit pas.
Reconnaître que nous avons besoin d’un conseil.
Reconnaître que nous avons besoin de prier.
Reconnaître que nous avons besoin du Tsadik.

Parce qu’il n’y a peut-être pas plus malade que celui qui se croit en parfaite santé.

Et il n’y a peut-être pas plus sage que celui qui sait qu’il a besoin d’être guidé.

Extrait du cours du 16 hechvan