Ne pas juger

Rav, mon fils fume pendant Chabbat, devant tout le monde, dit ce Roch Yechiva, complètement désemparé.

La suite va vous surprendre.

Le rav s’approche du jeune homme et lui dit doucement :
« Quand tu as fini de fumer, pourrais-tu éviter d’écraser le mégot avec ta chaussure ? »

« Bien sûr », répond le jeune homme.

« Parfait. »

Imaginez si une telle scène s’était produite il y a dix ans. Le rav aurait été pris pour un fou. Après tout, quelqu’un qui fume en public pendant Chabbat commet une faute grave.

Et pourtant, voilà la nouvelle approche : valoriser le moindre point positif afin d’enclencher un cercle vertueux.

Avec le temps, ce jeune homme a finalement fait téchouva et a repris l’observance du Chabbat.

Logiquement, qui aurait pu imaginer qu’une demande aussi minime produirait un tel résultat ? Si le rav avait dit : « Diminue d’une cigarette » ou « Fume au moins en cachette », on aurait peut-être pu penser qu’une évolution serait possible.
Mais simplement demander de ne pas écraser le mégot avec la chaussure…

Qui aurait cru que cela changerait quelque chose ?

Et pourtant.

C’est cela, la nouvelle méthode : sortir de la culpabilisation, ne pas faire la morale ni chercher à convaincre à tout prix. Repérer la petite pépite chez l’autre… et déclencher la ruée vers l’or.

Mes amis, les jeunes de cette génération ne sont pas coupables.

La culpabilité n’est pas un moteur dans le judaïsme.
Ils n’ont pas choisi de naître dans ce monde, à cette époque précise.

Alors avant de juger… cherchons plutôt la lumière qui se cache déjà en eux.

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