Ne confonds pas les circonstances avec la finalité
Les apparences sont trompeuses…
Myriam prend un panier, y dépose délicatement Moché, son petit frère âgé de trois mois, et le confie aux eaux du Nil.
À cet instant, elle sait que sa prophétie va se réaliser. Elle sait que Moché deviendra celui qui délivrera le Am Israël d’Égypte.
Mais regardons la scène avec les yeux du monde : un bébé de trois mois, abandonné dans un panier sur un fleuve. Il est en danger de mort ! Qui va le sauver ? Comment ? Et si personne ne le trouve ?
Toutes ces questions, pourtant si légitimes en apparence, ne détournent pas Myriam de sa certitude.
Pourquoi ?
Parce qu’elle ne regarde pas seulement ce qui se passe devant ses yeux. Elle sait qu’il existe un plan. Elle sait que ce qu’elle voit n’est pas toute la réalité.
Elle ne confond pas les circonstances avec la finalité.
Même chose pour Avraham Avinou.
Il part sacrifier Its’hak, alors qu’il sait pertinemment que c’est de ce fils que doit venir sa descendance. En apparence, tout semble se contredire. Comment pourrait-il devenir le père d’une grande nation si son fils doit mourir sur l’autel ?
Mais Avraham avance.
Il ne comprend peut-être pas le comment, mais il sait que la promesse divine ne peut pas se tromper.
Et nous ?
Au fil des années, nous regardons le monde et avons parfois l’impression qu’il prend une direction totalement opposée à celle que nous espérions.
Tout semble aller de travers. Les événements semblent contredire les promesses.
Mais depuis quand les apparences ont-elles le dernier mot ?
Ce n’est pas parce que nous ne voyons pas le chemin que le chemin n’existe pas.
Ce n’est pas parce que nous ne comprenons pas comment que cela ne se réalisera pas.
Les promesses se réaliseront.
Nous ne savons pas comment.
Mais nous savons que Dieu sait comment.
Extrait du cours du 26 hechvan