Le Chalom Bayit

Le Chalom Bayit…
Toute une histoire.

Combien de fois ai-je entendu cette phrase :
« Rav, je n’en peux plus de mon mari / de mon épouse. Je veux divorcer ! »

Lorsque j’écoute ces personnes, le même constat revient sans cesse : les difficultés de Chalom Bayit naissent souvent du fait que les conjoints se focalisent sur ce qui les dérange chez l’autre, en oubliant — voire en effaçant — tout le bien qu’il accomplit.

C’est une erreur très répandue : pointer ce qui ne va pas chez l’autre au nom du Emeth, au nom de la Vérité.
Mais pourquoi ne pas appliquer ce même regard de Emeth pour reconnaître et mettre en lumière tout le bien que l’autre fait au quotidien ?

En réalité, l’erreur des conjoints est d’adopter un regard rigoureux là où il faudrait de la souplesse, et surtout de la Emouna.

Car si nous observons tout à travers le prisme strict du Emeth, nous ne verrons presque que des failles…
C’est là tout le paradoxe du Emeth : mal utilisé, il peut nous pousser à accuser, à juger, voire à exclure — alors que cela n’a rien de véritablement « vrai ».

La vérité ne consiste pas à passer l’autre au microscope pour traquer ce qui cloche.
La vérité, c’est aussi — et peut-être surtout — savoir se concentrer sur le positif, afin de créer un effet ricochet qui engendre encore plus de belles actions.

Mes amis, prenez garde : que votre Emeth ne vous conduise pas à vivre seul sur une île déserte.

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