Il ne faut jamais désespérer
“C’est décidé. J’arrête une bonne fois pour toute. Cette fois-ci, c’est la bonne.”
Bien souvent, dans un élan de prise de conscience, d’espoir et de confiance en Hachem, nous prenons de bonnes résolutions, comme cesser toute consommation de cigarette, de drogue, ou de nourriture à outrance.
Il n’y a pas de doute là-dessus : ces paroles, au moment où elles sont dites, sont sincères. Oui, celui qui les prononce est motivé et décidé à cesser ses méfaits.
Mais hélas…
Les jours passent et…les mauvaises habitudes reprennent souvent le dessus.
Comme si c’était plus fort que soi.
Comme si c’était indomptable.
L’envie de changer est là.
Les essais aussi.
Mais les échecs également.
Rabbi Nahman explique que dans ces moments où nos actes ne traduisent pas les valeurs auxquelles nous sommes fidèles, il faut redoubler de cris vers Hachem, de Hitbodedout et de prière.
Rabbi Nathan va encore plus loin.
Quand bien même l’homme prie avec assiduité pour s’en sortir, il peut arriver une chose étonnante. Non seulement les mauvaises habitudes perdurent… mais la situation se dégrade davantage ! Imaginez le tableau : non seulement la prière ne semble pas aider, mais elle semble avoir empiré les choses !
La réponse : Af Al Pi Ken !
Quand bien même la prière ne semble pas porter les fruits escomptés, quand bien même la prière semble avoir fait empirer la situation… le désespoir ne saurait garder le dernier mot. Il est vrai qu’en commencant à prendre un médicament pour se soigner, un malade s’attend à ce que son état de santé s’améliore. A défaut, le médecin serait tenté de modifier le principe actif…
Dans la spiritualité, les règles ne sont pas les mêmes…
Les premiers pas, bien qu’ils soient chancelants, sont toujours prometteurs.
Il ne faut jamais désespérer.
Car la prière devient alors une forme d’expression de désaccord vis-à-vis d’une situation qu’on n’aimerait pas vivre.
Malgré le fait que Rabénou l’avait proscrit, Rav Nahman Vussisher avait l’habitude de consommer un peu d’alcool avant de prier. Hélas, les terribles épreuves de la vie l’avaient tellement affaibli qu’il ne pouvait plus renoncer à ce petit verre. Mais avant de consommer ce dernier, rav Nahman nous précisait toujours que cette conduite n’était pas adaptée et sûrement pas à suivre…