Pas d’élite : être grand pour descendre jusqu’au plus petit
Rabenou avait de très grands élèves.
Certains étaient même capables de communiquer avec les âmes des défunts. Des âmes perdues, désespérées, qui venaient leur demander un tikoune pour pouvoir accéder aux sphères célestes.
Un jour, Rav Naftali, l’un des éminents élèves de Rabenou, lui posa une question :
« Rabenou, pourquoi prenez-vous le temps de parler avec les gens simples de la rue ? Avec les “communs des mortels” ? »
Rabenou lui répondit :
« Ne t’es-tu jamais demandé comment il se faisait que, moi, je communique avec vous ? »
Quelle réponse extraordinaire.
Le message est clair :
Tout le monde est loin.
Il n’y a pas d’élite.
Parce que l’élite, par définition, exclut.
Et ce n’est pas le chemin de Rabenou.
Regardez Noa’h.
Noa’h s’est construit une arche.
Une petite arche bien protégée.
Il s’est mis à l’abri, avec les siens, avec ses VIP…
…et a laissé le monde extérieur sombrer dans le déluge.
Comme on dit : « Après moi, le déluge. »
Rabenou nous enseigne exactement l’inverse.
La vraie grandeur, c’est d’être suffisamment grand pour pouvoir descendre jusqu’au plus petit.
Nous n’avons pas besoin d’être une élite.
Nous avons besoin d’être ensemble.
Extrait du cours du 9 hechvan