La emouna, baguette magique du monde
La foi, c’est la baguette magique du monde.
Pourquoi ?
Parce qu’avec la emouna, avec la confiance en Hachem, on peut accomplir des choses qui paraissent impossibles.
Juste parce qu’on y croit.
Logiquement, il n’y a aucune raison de penser que cela va fonctionner.
Et pourtant, quelque chose se produit.
Pour illustrer ce principe, je prends souvent l’exemple du placebo.
En lui-même, il n’a aucune vertu médicinale particulière. Et pourtant, lorsqu’une personne croit qu’elle reçoit un véritable médicament, son corps peut commencer à réagir comme si elle avait reçu un traitement.
Parce qu’elle y croit.
La croyance produit quelque chose.
Alors imaginez la puissance de la emouna.
Pas une simple pensée positive.
Pas une illusion.
Mais la conviction profonde qu’Hachem peut tout faire, qu’il n’existe aucune situation définitivement bloquée, qu’une issue peut apparaître même lorsque nous ne la voyons pas encore.
C’est précisément l’époque dans laquelle nous entrons.
Une époque où il faut de moins en moins s’appuyer sur ce que nos yeux voient, sur ce que notre logique comprend, sur ce que les circonstances nous racontent.
Une époque de emouna.
Croire avant de voir.
Espérer avant de comprendre.
Avancer alors même que, techniquement, il n’y a encore rien devant nous.
C’est justement pour cela que Rabenou a tellement insisté auprès de Rabbi Nathan pour qu’il écrive abondamment sur la emouna.
Parce que la emouna n’est pas un détail.
Elle est la clé.
Elle permet à l’homme de traverser ce qu’il pensait ne jamais pouvoir traverser.
Elle lui donne la force de continuer lorsqu’il ne voit encore aucune solution.
Et surtout, elle lui apprend une chose fondamentale :
Ce n’est pas parce que je ne vois rien que rien n’est en train de se passer.
Avec Hachem, quelque chose peut commencer à se construire bien avant que mes yeux puissent le voir.
Extrait du cours du 17 hechvan