Quand l’âme se décolle du corps
Rabbi Nahman nous délivre une information profonde concernant le lien entre le corps, l’âme et la maladie.
Lorsque le corps n’est pas prêt à se soumettre à l’âme, celle-ci se « décolle » légèrement de lui. Cette prise de distance crée une sorte de vide énergétique qui affaiblit le corps et peut entraîner l’apparition de la maladie.
Mais qu’entend-on par « se soumettre » ?
Il ne s’agit pas de maltraiter son corps ni de nier ses besoins. Il s’agit de la disposition du corps à accepter de faire des efforts pour l’âme, notamment dans la pratique des mitsvot, même lorsque cela demande de dépasser un certain inconfort ou de renoncer à sa facilité immédiate.
Ainsi, lorsqu’une personne malade décide de se soigner, qu’elle accepte de prendre ses médicaments, de suivre son traitement et de supporter les éventuelles difficultés liées aux soins, elle manifeste à travers son corps cette capacité à « subir » pour aller vers quelque chose de plus élevé : la guérison.
L’âme constate alors que le corps est prêt à faire des efforts, qu’il accepte de ne pas toujours suivre son confort immédiat. Elle n’a donc plus la même raison de prendre ses distances avec lui.
Le corps et l’âme peuvent ainsi retrouver davantage d’unité, et ce rapprochement participe au processus de guérison.
Extrait du cours du 5 tichri