Le vrai problème, ce n’est pas Hachem — c’est ton regard sur toi-même

La miséricorde d’Hachem n’a aucune limite.

Aucune.

Le problème, bien souvent, ce n’est pas Hachem.
C’est le regard extrêmement dur que nous portons sur nous-mêmes.

Nous nous condamnons.
Nous nous jugeons.
Nous nous enfermons dans nos erreurs comme si elles définissaient qui nous sommes.

Alors qu’Hachem, Lui, possède un véritable arsenal de miséricorde.

Il cherche comment nous donner du bien.
Encore du bien.
Et encore plus de bien.

Lorsqu’un homme faute, son premier réflexe est souvent de penser :
« C’est fini. J’ai tout gâché. Je ne mérite plus. »

Mais ce n’est pas le regard d’Hachem.

Regardons Caïn.

Après sa faute, Hachem voulut le punir. Mais Caïn comprit quelque chose d’immense, quelque chose que nous devons nous aussi comprendre :

« Oui, j’ai fauté.
Mais Tu n’as pas de miséricorde pour moi ? »

Quelle demande extraordinaire !

Il ne nie pas sa faute.
Il ne prétend pas qu’il n’a rien fait.
Il reconnaît son erreur.

Mais il refuse de croire que son erreur est plus grande que la miséricorde d’Hachem.

« Oui, j’ai fauté.
Mais est-ce que c’est réellement ce que je voulais ?
Non.
Je me suis trompé.
Je me suis laissé embobiner par le mal.
J’ai chuté.
Voilà tout.

Alors j’ai besoin de Ta miséricorde. »

C’est cela, avoir une vision claire d’Hachem.

« J’ai fauté, mais Hachem est toujours avec moi.
J’ai chuté, mais Sa miséricorde est toujours là.
Je me suis trompé, mais je peux toujours revenir. »

Ne faisons pas de nos propres erreurs une condamnation qu’Hachem Lui-même ne nous impose pas.

Soyons miséricordieux envers nous-mêmes.

Extrait du cours du 5 eloul