Commencez par croire
Voilà des années que je discute avec ces personnes.
Des années qu’elles me confient leur détresse.
Des années que je leur explique qu’elles doivent abandonner leur manière de voir les choses.
Et des années qu’elles reproduisent les mêmes erreurs, jour après jour.
Savez-vous pourquoi elles s’obstinent ainsi ?
Parce qu’elles refusent de lâcher prise.
Elles refusent de mettre de côté leur propre compréhension, convaincues que leur raisonnement est irréprochable. Que leur logique est implacable.
Même lorsque la vie les frappe encore et encore.
Elles sont persuadées d’avoir compris. D’être intelligentes.
Mes amis, à notre époque, être intelligent est peut-être le plus grand handicap dont l’homme puisse souffrir.
Si ces personnes avaient suivi l’exemple du cordonnier aux trois coins, elles s’en seraient sorties depuis longtemps.
La plus grande intelligence consiste aujourd’hui à renoncer à la toute-puissance de l’intellect.
À quitter le besoin de tout comprendre.
À devenir comme ceux qui construisaient le Michkane.
La Torah ne les décrit pas comme des savants, ni comme des diplômés. Elle les appelle « hakhmei lev » : des hommes à la sagesse du cœur.
Ils n’avaient appris aucun métier. Pourtant, ils savaient tout faire.
Pourquoi ?
Parce qu’ils ne vivaient pas uniquement dans le raisonnement.
Ils étaient connectés au Divin.
Ils étaient remplis de sensibilité.
Ils laissaient Hachem agir à travers eux.
Et tout ce qu’ ils avaient besoin de savoir venait à eux par déduction.
Par la Bina.
Voilà une nouvelle manière de fonctionner.
Au lieu de vouloir tout comprendre avant d’agir, commencez par vous connecter.
Commencez par croire.
Et vous verrez que la compréhension viendra ensuite.
Non pas comme un point de départ…
Mais comme une conséquence.