N’oublie jamais l’autre monde.

N’oublie jamais que ce monde est provisoire. Nous sommes ici de passage. Notre véritable demeure est le Olam Haba.

Lorsqu’on vit avec cette conscience, notre regard change. On cesse de mesurer une vie aux honneurs ou aux apparences.

Car les critères de la réussite ne sont pas les mêmes en bas et en haut.

Il y a des hommes qui semblent avoir tout réussi. Leur vie paraît enviable, leur image est belle, tout le monde les admire.

Pourtant, il est possible qu’ils aient construit bien peu pour l’éternité.

Et il y en a d’autres qui traversent cette vie dans l’anonymat. Ils sont pauvres, malades, parfois même méprisés. Personne ne les remarque. Pourtant, dans le Ciel, ils occupent une place immense.

La seule véritable réussite est de vivre connecté à Hachem.

Tout le reste disparaîtra.

Rabbi Na’hman racontait qu’à Ouman vivait un homme d’une pauvreté extrême. Il n’avait même pas de quoi s’acheter une ceinture. Pour maintenir ses vêtements, il tressait des brins de paille. Il était pauvre, malade et vivait dans l’indifférence générale.

Le jour de son enterrement, il n’y avait presque personne. Rav Aharon Kliblisher était présent. Un homme, peiné par cette scène, lui dit :

« Quel dommage… Il n’y a même pas de minyan pour l’accompagner. »

Rav Aharon lui répondit une phrase bouleversante :

« Ne regarde pas ceux qui l’accompagnent ici. Regarde ceux qui l’accompagnent là-haut. »

À cet instant, les yeux ne voyaient que quelques hommes.

Mais le Ciel, lui, était rempli de milliers de tsadikim venus accueillir cette âme.

Voilà la véritable réussite.

Non pas celle qui impressionne les hommes.

Mais celle que le ciel reconnaît.