C’est le cœur qui l’accompagne
De nombreux hommes fortunés avaient l’habitude de subvenir aux besoins de Rabbi Nahman.
Un jour, Rabbenou désigna l’un de ses élèves et dit :
« Vous voyez cet homme ? Il me donne davantage que tous les riches. »
Pourtant, cet élève n’était pas riche. Il était simplement enseignant.
À cette époque, les enseignants étaient rémunérés de Tichri jusqu’à Pessa’h. Mais chaque année, pour se rendre à Ouman à Roch Hachana, il s’absentait plusieurs jours de son travail… et perdait ainsi six mois de salaire.
Six mois de gagne-pain.
Rabbenou expliqua que ce sacrifice avait bien plus de valeur que les sommes offertes par les plus riches.
Car, aux yeux d’Hachem, ce qui donne sa valeur à un don n’est pas son montant.
C’est l’effort qu’il représente.
C’est ce qu’il coûte.
C’est le cœur qui l’accompagne.