Juif détient une part de l’édifice
Depuis le 7 octobre, de nombreux Juifs ont pris la décision de quitter Erets Israël pour s’installer à l’étranger. Certains pays, comme l’Italie ou d’autres destinations réputées pour leur qualité de vie, ont semblé offrir une promesse séduisante : celle d’une existence plus calme, plus confortable, loin des tensions et des épreuves.
Et il est vrai que vivre en Erets Israël peut parfois sembler difficile à porter. Les défis sécuritaires, les inquiétudes quotidiennes et la pression permanente peuvent épuiser même les plus solides. Certains finissent par craquer et cherchent un refuge ailleurs.
Mais une réalité demeure : il n’est pas possible pour un Juif de se dissoudre dans la masse.
Être Juif, c’est être porteur d’un message. D’une mission. D’une responsabilité.
Qu’on le veuille ou non.
Qu’on l’assume ou non.
L’histoire l’a démontré à maintes reprises : même lorsque le Juif cherche à se fondre parmi les nations, même lorsqu’il tente de faire oublier son identité, celle-ci finit toujours par le rattraper. On peut fuir sa mission, mais on ne peut pas l’effacer.
Car l’identité juive n’est pas seulement individuelle. Elle est collective.
Nous sommes les membres d’un même corps, les parties d’une même âme. C’est dans le Klal Israël que cette identité trouve toute sa profondeur. C’est ensemble que nous révélons la Présence divine dans le monde.
Et c’est précisément en Erets Israël que cette vocation nationale peut pleinement s’exprimer.
Le Beth Hamikdach ne sera pas construit par un homme isolé. Il sera le fruit de l’union de tout un peuple. À l’image du Michkane dans le désert, où chaque Juif apporta sa contribution, aussi modeste soit-elle, la Guéoula se bâtira grâce à la participation de chacun.
Chaque âme possède sa pierre.
Chaque Juif détient une part de l’édifice.
Et cette place unique ne se trouve pas ailleurs.
Elle se trouve parmi les siens.
Elle se trouve au sein du peuple d’Israël.
Elle se trouve en Erets Israël.