Ne donne pas de pouvoir au désespoir

La réalité profonde est qu’aucun mal ne descend du Ciel.

Ce que nous appelons « mal » est la pure invention du Yetser Hara. Il s’empresse de nous présenter une autre lecture : un monde sombre, injuste, désespérant, où tout est perdu d’avance. Mais pourquoi accorderions-nous du crédit à son récit ? Après tout, c’est lui qui l’a inventé.

Son travail consiste précisément à nous faire croire que nous sommes abandonnés, que nos difficultés sont la preuve que tout va mal, que notre avenir est bouché. Pourtant, la Torah nous enseigne que Hachem dirige le monde avec bonté et sagesse, même lorsque nous ne comprenons pas Ses chemins.

La clé qui permet de conserver cette vision juste est la joie.

La joie permet de garder à l’esprit que tout, tout, tout est pour le bien.

C’est pourquoi Rabbi Nahman enseigne tant l’importance de la joie car celle-ci préserve la vision positive de la réalité.

Yossef Hatsadik est l’exemple parfait de cette ́notion. Vendu par ses frères, arraché à son père, esclave dans un pays impur, puis emprisonné injustement… Tout semblait justifier le désespoir. Pourtant, il ne tomba pas.

Comment a-t-il tenu ?

Parce qu’il est resté attaché à Hachem. Même dans l’obscurité, il n’a jamais accepté la version des faits que lui présentait son Yetser Hara.

Le principe général est donc simple :

Ne donne pas au désespoir le pouvoir de te déconnecter de la belle réalité qui est la nôtre.

” Yetser Hara ! Ton histoire, nous n’y croyons pas !”