La bénédiction du tsadik
Le jour où Yaakov quitta Lavan, toute la prospérité de ce dernier disparut. Lui qui était si riche vit sa fortune s’évanouir… en une seule nuit. Pourquoi ? Parce que là où réside un Tsadik, la bénédiction repose. Là où se trouve la Chekhina, l’abondance afflue.
Et pourtant, dans son audace, Lavan tenta de faire croire à Yaakov que rien ne lui appartenait vraiment :
« Tes femmes sont mes filles, tes troupeaux viennent des miens… Avant moi, tu n’étais rien. »
Mais la vérité est tout autre. Si Yaakov a connu la réussite, aussi bien matérielle que familiale, c’est précisément parce que cette réussite lui était destinée. Sans cela, il n’aurait rien reçu.
Ce message résonne profondément en chacun de nous.
À l’image de Lavan, le Yetser Hara insuffle des pensées trompeuses :
« Sans les autres, tu n’es rien… »
À nous de répondre avec clarté et fermeté. Nous sommes des enfants du Roi, entièrement dépendants d’Hachem. Notre réussite ne provient que de Sa providence, et ne peut être attribuée à qui que ce soit d’autre — encore moins à un racha.
Ne perdons jamais cela de vue.