La joie n’a pas besoin d’explication !
Quand avons-nous réellement reçu la Torah ?
Spoiler : ce n’est pas à Matan Torah !
Vous l’avez peut-être deviné : c’est lors de la fête de Pourim que nous avons véritablement reçu notre précieux trésor.
En réalité, lors de Matan Torah, nous avons été contraints de recevoir la Torah, comme l’enseignent nos sages : « Kafa Alehem Har Kegigith ».
En revanche, à Pourim, nous l’avons acceptée avec amour et réellement voulue, comme il est écrit dans la Méguila : « Kiyemou Vekiblou ».
Qu’y a-t-il de spécial à Pourim ?
À Pourim, nous confondons Haman et Mordehay.
Nous acceptons que le Bien et le Mal se mêlent.
Nous acceptons que
À Pourim, nous pénétrons dans le « Ad Delo Yada », une dimension au-delà de la compréhension.
« Je ne sais pas pourquoi tel événement m’arrive, mais j’ai la foi profonde que tout ce qui m’arrive provient d’Hachem et est pour mon bien absolu. »
Voilà pourquoi nous avons reçu la Torah à Pourim : nous avons enfin compris qu’il ne nous est pas possible de comprendre.
Et qu’il n’y a pas besoin de comprendre.
Mes amis, souvenez-vous de l’attitude de Rabénou lorsqu’un de ses proches quitta ce monde : il confia que, s’il n’avait pas craint de heurter son entourage, il se serait mis à danser.
Car même le départ d’une âme vers l’autre monde est voulu par Hachem et s’inscrit dans un bien profond.
Il en fut de même pour Rabbi Nathan, lorsque son disciple Rav Shmouel quitta ce monde.
Rabbi Nathan savait que Rav Shmouel avait vécu avec sincérité : il s’était rendu à Ouman, se levait à Hatsot, pratiquait la Hitbodedout chaque jour, récitait le Tikoun Haklali…
Il avait suffisamment intégré l’enseignement de Rabénou pour accomplir sa réparation et mener à bien sa mission.
Alors, réjouissez-vous d’une joie grandiose, qui dépasse l’entendement. La joie n’a pas besoin d’explication !