Rabenou
Chez Breslev, il n’y a qu’un seul Rebbe.
C’est Rabenou.
Dire “le Rebbe, c’est Rabbénou” signifie que nous sommes tous des élèves.
Et ça, c’est capital.
Voilà pourquoi…
Un élève, par définition, ne se place pas comme une source nouvelle. Son rôle est plus exigeant :
s’effacer devant la sagesse du maître et transmettre l’enseignement sans le déformer, avec fidélité.
La torah de Rabbénou Na’hman touche la racine de l’âme juive, au-delà des époques.
Partant de ce constat, pas besoin de Rebbe, juste d’élèves qui soient suffisamment purs pour transmettre le message et, si besoin, de l’interpréter.
Si l’élève devient maître, même subtilement, alors l’enseignement commence à glisser. Pas d’un coup, pas de manière visible, mais par petites inflexions. On explique, on nuance, on contextualise… et peu à peu, ce n’est plus Rabbénou qui parle, mais la génération, ses peurs, ses compromis, ses idéologies.
Rabbénou n’a pas besoin de nouveaux maîtres. Il a besoin d’hommes et de femmes suffisamment humbles et courageux pour rester des élèves, entièrement.