Notre valeur demeure intacte

Voyons-nous avec cet œil plein de compassion.
Même dans la boue, notre valeur demeure intacte.

Existe-t-il, dans ce monde, un autre pays entouré d’autant d’ennemis ?
Un pays minuscule, cerné par des millions de voisins qui rêvent de l’effacer de la carte ?
Un pays contraint, jour et nuit, de se battre pour survivre face à des bourreaux toujours plus nombreux ?

Tel est le quotidien du peuple juif : vivre au milieu de monstres et continuer d’avancer.
Il n’est donc pas étonnant que cette situation éprouvante marque nos comportements.
Au fond de nous, nous aspirons à progresser, à nous élever, à cultiver pureté et sainteté…
Mais comment le faire lorsque chaque jour il faut affronter l’impensable,
encaisser des coups, panser nos plaies et trouver encore la force de marcher ?

Et pourtant, nous sommes toujours là.
Nous n’avons pas abandonné.
Nous faisons encore des efforts, encore quelques bonnes actions – parfois petites, mais précieuses aux yeux d’Hachem.

Car Hachem nous juge selon notre contexte.
Il scrute nos actes en tenant compte des épreuves que nous traversons,
des tempêtes que nous affrontons.

Dans la paracha de la semaine, Moché Rabbénou énumère les étapes et les lieux
où les Bné Israël ont séjourné… et chuté.
Pourquoi les rappeler ?
Pour souligner que chaque faute doit être comprise dans son cadre :
ne pas accuser, mais contextualiser ;
ne pas culpabiliser, mais apaiser la colère divine en montrant les circonstances.

Nous aussi, souvenons-nous de cela : nous sommes des tsadikim, même lorsque nous chutons.
Nos âmes restent pures ; seuls nos vêtements se sont salis et demandent à être lavés.

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