Nous ne sommes plus seuls sur le bateau
À Breslev, on a l’habitude de dire que le Tsadik fait Techouva pour nous.
Mais qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?
Est-ce que cela signifie qu’on peut s’asseoir les bras croisés et attendre que le travail se fasse à notre place ?
Non.
Cela signifie que nous faisons ce qui est en notre pouvoir… et que lui s’occupe du reste.
Nous avançons vers lui.
Nous nous rapprochons de lui.
Nous lui remettons les clés du bateau.
Parce que nous savons que, seuls, nous risquons de nous perdre en chemin.
Le Tsadik, lui, ne fait pas notre travail à notre place.
Il nous aide à atteindre ce que nous n’aurions jamais réussi à atteindre seuls.
Il fait Techouva pour la gloire du Nom d’Hachem.
Et lorsque les vagues se déchaînent, lorsque le monde autour de nous devient confus, lorsque les vents de l’hérésie et du désespoir se lèvent de toutes parts, le Tsadik nous tient fermement.
Il nous sécurise le chemin.
Il nous rappelle d’où nous venons et où nous allons.
Alors oui, nous devons ramer.
Mais nous ne sommes plus seuls sur le bateau.
Nous lui avons remis les clés.
Et lui sait exactement où nous emmener.
Extrait du cours du 11 tichri