Le point d’ignorance : là où commence le vrai chemin
Comment Tam, ce maladroit cordonnier, cet homme dont l’intelligence semble manifestement faire défaut, a-t-il pu devenir un grand tsadik ?
À travers ce récit, Rabbenou nous enseigne une leçon précieuse.
Tant que tu n’es pas arrivé au « point d’ignorance », tu n’es pas encore arrivé au bout du chemin.
Le point d’ignorance, c’est ce moment où tu reconnais que ton intellect a des limites.
Que malgré tout ce que tu as appris, tu ne comprends pas.
Que même lorsque tu crois comprendre, ce n’est pas le cas.
Surtout que bien souvent, même après avoir appris, compris, étudié la Torah, nous pouvons être incapables de l’appliquer.
On veut faire les mitsvot, mais on n’y arrive pas comme on voudrait.
On veut avoir de la emouna, mais au moment où il faut la vivre, quelque chose bloque.
On veut faire le bien, mais dès qu’on passe à l’action, tout devient maladroit, compliqué, imparfait.
Mes amis, le véritable exploit, c’est d’arriver à dire :
« Je ne comprends pas encore. Je ne sais pas encore. Et malgré cela, je continue. »
Extrait du cours du 14 hechvan