Le plus grand obstacle à la connaissance : croire déjà savoir
Un jour, Rabbi Youdele se rendit chez Rabenou pour lui demander un conseil sur la manière de servir Hachem.
La réponse du Tsadik le bouleversa.
« Ladaat Baarets Darke’ha. »
Comment veux-tu connaître les voies d’Hachem si tu es encore baarets, dans la terre ?
Comment veux-tu découvrir la vérité si tu es encore prisonnier de ce que tu crois savoir ?
Rabbi Youdele fut tellement blessé par ces paroles qu’il s’éloigna de Rabenou.
Heureusement, les autres élèves lui apportèrent leur soutien, et il finit par revenir auprès du Tsadik.
Il devint alors cet immense érudit, capable de réparer les âmes.
Mes amis.
Pour avancer, il faut parfois accepter de tout remettre à zéro.
Le fameux Reset.
Effacer le tableau. Faire de la place. Accepter de ne plus savoir.
Parce que nos connaissances, nos certitudes et tout ce que nous avons accumulé au fil des années peuvent parfois devenir un écran qui nous empêche de voir plus loin.
On croit avoir compris. On pense connaître le chemin. Et c’est précisément là que l’on risque de ne plus rien recevoir.
Pour accueillir une nouvelle lumière, il faut parfois accepter de faire le vide. Non pas parce que tout ce que nous savions était faux, mais parce que nous ne pouvons pas avancer en restant enfermés dans ce que nous savons déjà.
La vérité ne se laisse pas enfermer dans nos acquis.
Tu veux te rapprocher d’Hachem ? Tu veux découvrir une sagesse nouvelle ?
Commence par faire de la place.
Accepte de ne pas tout savoir. Accepte de regarder les choses autrement. Accepte que ce que tu as compris hier ne soit pas la limite de ce que tu peux comprendre demain.
Parfois, le plus grand obstacle à la connaissance, c’est la conviction de déjà savoir.
Alors, dis-moi…
Tu as fait le ménage dans toutes tes certitudes ?
Tu as effacé le tableau ?
Tu as jeté ce que tu croyais savoir jusqu’à aujourd’hui ?
Parce que si c’est le cas…
On peut commencer.
Extrait du cours du 4 heshvan