La vitalité provient de la mesure exacte des éléments

D.ieu miséricordieux, donne-nous le mérite d’exprimer les mots de Thora à haute voix ainsi que les bénédictions. Que nous puissions relier notre cœur et notre pensée à notre parole au moment où nous Te louerons pour tout le bien dont Tu nous gratifies. Grâce aux bénédictions que nous prononcerons sur les aliments que nous consommons, que nous puissions délier la Parole divine qui les contient et attirer de ce fait la vitalité sainte qui nourrira notre Nechama. Que nous soyons inspirés quant aux quantités afin que nous puissions recevoir l’énergie nécessaire qui nous permettra de mettre en pratique toutes les Mitsvot que Tu nous a confiées dans Ta sainte Thora. Que nous ayons le mérite de nous nourrir avec mesure tout en reconnaissant les aliments qui sont bons pour notre santé et en nous éloignant de la Taavat Akhila, le plaisir du goût, qui troublerait notre discernement quant au choix de notre nourriture.

Dans Ta grande bonté, Tu prodigues sans cesse une abondance de vitalité au monde, mais celle-ci est si grande, qu’il est possible d’être aveuglé par tant de lumière, aussi, Tu nous as donné des filtres pour doser et canaliser ces flots de bénédictions grâce aux constrictions que représentent le travail pour la Parnassa, le mariage, les Midot sur lesquelles nous devons travailler, et bien entendu, toutes les Mitsvot qui sont des mesures ou récipients qui gèrent la matière dans le temps et l’espace. Tous ceux-ci sont des récipients qui canalisent la lumière divine à juste dose.

Egalement, les mots de Thora nous permettent de contracter Ta Présence avec mesure afin que nous puissions nous en imprégner et révéler la lumière dans la Astara chebetokh Astara, dans les endroits obscurs qui ont l’air dépourvus de sainteté.

Aide-nous à ne pas nous tromper sur l’apparence du récipient jusqu’à croire que l’intermédiaire aurait un pouvoir indépendant de donner une énergie quelconque de par lui-même, comme par exemple l’argent. Ce qui reviendrait à en faire une Avoda Zara, un culte étranger dans lequel tombent les mécréants qui octroient à l’intermédiaire une force indépendante et le rendent divin.

Que nous puissions avoir la richesse afin d’agrandir notre conscience de Thora à la manière de Rabénou Hakadoch du temps de la Guemara, que cette conscience nous permette de recevoir la Parnassa de la même manière que nous recevions la Manne dans le désert, sans cause à effet, par bonté divine seulement.

Et si la vie est faite de telle sorte que nous soyons obligés de travailler, que nous puissions dire chaque jour à voix haute que nous travaillons pour donner la Tsedaka afin que notre travail et notre argent soient sanctifiés.

Que nous puissions manger pour avoir les forces de Te servir et de Te bénir et que nous puissions être nous-mêmes une bénédiction pour les peuples et l’humanité entière.

Inspirée du cours du rav Avraham Ifrah: La vitalité provient de la mesure exacte des éléments

Rabbanite Esther Ifrah