Travailler pour enfanter la lumière (29/04/20)

Description du cours:

L’homme est associé au concept de חכמה, d’intelligence, lui-même représenté par le soleil. La femme, elle, est associée à la notion de בינה, que l’on peut grossièrement traduire par déduction. Cette dernière est représentée par la lune.

Petit rappel des bases d’astronomie : grâce à ses particules de feu, le soleil produit de la lumière, elle-même réfléchie par la lune.

Spirituellement parlant, la lumière de l’intellect est  »filtrée » puis reproduite. C’est la déduction.

Il est dit qu’après la venue du Machia’h, la lumière de la lune sera plus puissante que celle du soleil. Pourquoi ?

D’une part parce qu’elle éclaire les endroits les plus reculés de l’univers, c’est-à-dire pénétre les dimensions les plus basses de ce monde. À ce titre, le tsadik est associé à la lune car ses conseils véhiculent une parole qui parvient à réveiller les cœurs les plus égarés.

D’autre part, parce que la lune est associée à la dimension concrète et pratique du monde, tandis que le soleil fait référence à l’intellect, donc à la connaissance théorique.

C’est là toute la force du Tam du conte de Rabenou. Le Tam a compris une chose capitale : le juif n’est ni cantonné aux belles paroles ni aux théories dans lesquelles  » tout se passe bien  ». Celui-ci fait fonctionner sa tête, acquiert une connaissance, mais ne stagne pas dans le stade de la compréhension. Il dépasse ce stade en faisant utilisation de son cœur afin d’appliquer cette connaissance à son vécu, c’est-à-dire afin de faire le lien avec la réalité.