Stop à l’imaginaire (17-02-20)

Description du cours:

Bien que le froid polaire d’Europe de l’Est était mêlé à des températures avoisinant les -40 degrés, que les murs de sa demeure étaient criblés de givre et qu’il grelottait de froid, celui-ci avait l’habitude de se lever chaque nuit afin de prier et d’étudier à ‘Hatsot et ce, jusqu’au petit matin. La journée du lendemain n’était pas plus aisée, car le travail était rude et la nourriture rare. Malgré ces difficultés, il persévérait dans ses efforts et dans la discrétion la plus totale puisqu’il œuvrait dans l’ombre et rares étaient ceux qui avaient connaissance de tous ces efforts dans son service divin.

Le jour de son décès, les difficultés météorologiques et le nombre réduit de juifs alentours firent que peu purent assister à ses obsèques. Face à ce triste constat, qui n’était pas en adéquation avec la droiture et le dévouement de ce Tsadik, un homme soupira : ” Comment un homme d’une envergure pareille est aussi peu honoré lors de son dernier voyage… ”. Un Bresleveur qui se trouvait présent lui répondit : ” Certes, peu sont présents aujourd’hui, mais là-haut, l’accueil est de taille. ”

Parfois, la vie de certains d’entre nous est jonchée d’épreuves, au point de susciter notre désespoir. Ce récit nous enseigne que ce qui compte, ce n’est pas la relation horizontale que nous entretenons avec le monde (celle avec le monde matériel), mais la relation verticale (c’est-à-dire celle avec le monde futur). Nous avons peut-être l’illusion de nous lever seuls dans la nuit, c’est-à-dire de nous dévouer dans notre service divin dans la plus grande solitude, mais il n’en est rien. Là-haut, ce sont des myriades de tsadikim qui nous observent, nous acclament, nous encouragent et nous attendent ! Et si notre récompense semble réduite dans ce monde, elle est considérable dans le monde futur !