Si ta femme ne veut pas te suivre…(09/09/19)

Description du cours:

Le mois d’Elloul est marqué par cette fameuse phrase : “Ani ledodi vedodi li”, signifiant ” je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi ”. Cette phrase implique un phénomène de double rapport, l’un entre moi et mon bien-aimé, l’autre entre celui-ci et moi-même.
Rabbi Nahman explique que lorsque l’homme est ” en haut de l’affiche” c’est-à-dire lorsqu’il progresse dans son service divin, lorsque tout lui réussit, celui-ci est à son bien-aimé, ce qui signifie qu’il perçoit la divinité dans sa splendeur. A contrario, lorsqu’il est en ”bas de l’échelle”, c’est-à-dire lorsqu’il chute dans son service divin, alors ce fameux bien-aimé est à lui, ce qui signifie qu’Hachem doit venir “le chercher”.
Rabbi Na’hman ajoute que le pilier de la Techouva, et donc du mois d’Elloul, est ce sentiment de honte, de bizayon. C’est précisément ce sentiment de honte, qui a cette faculté à rabaisser l’ego de l’homme et qui amorce la chute et annonce le ” vedodi li ”. C’est précisément lorsque nous sommes brisés que les plus grandes montées s’annoncent, que le roi vient nous chercher, ainsi que le disent nos sages : “il n’y a rien de plus entier qu’un cœur brisé.” Telle est la raison pour laquelle Léa Imenou eut le mérite d’enfanter la moitié des 12 tribus : celle-ci dut vivre au quotidien avec ce sentiment de honte de ne pas être ” le premier choix ” de Yaakov avinou. Les sentiments de honte, lorsqu’ils sont vécus avec foi et bita’hon, font naître de grandes réussites.