Révéler le bien qui est en soi! (23/12/19)

Description du cours:

Le célèbre conte du ‘Ha’ham et du Tam fait le récit de deux individus que tout semble opposer : l’un brille par son intelligence et sa connaissance, l’autre adopte une attitude plus simple, frisant presque la folie, ce qui lui vaut d’être la risée de son entourage.

Alors que le récit bat son plein, le roi somme ses hommes d’inviter ces deux singuliers personnages dans son palais. Si le Tam se réjouit de partir à la rencontre du roi sans tergiverser, le ‘Ha’ham, lui, refuse cette rencontre au plus grand étonnement du lecteur : lui qui est si empreint de sagesse, refuser une telle occasion ?

Explication du ‘Ha’ham : qui suis-je pour être invité par le roi en personne ? Ne suis-je pas le ‘dernier des derniers’ ?

En apparence, le raisonnement du ‘Ha’ham semble être le fruit de son humilité. Mais ce n’est pas le cas. S’il avait la réelle conviction d’ être le dernier des derniers, le ‘Ha’ham se serait réjoui d’être convoqué chez sa majesté, car c’est une aubaine au regard de sa situation ! En réalité, ces propos cachent des travers : l’orgueil, la tristesse et surtout la quête de perfection…

Cet enseignement prend tout son sens dans notre génération : lorsqu’on se considère être le dernier des derniers, nous devons nous réjouir du peu de bien que nous avons l’opportunité d’accomplir. Le ciel nous a permis de faire un peu de hitbodedout ? Magnifique ! Un peu de tsedaka ? Génial ! La perfection, qui s’en soucie ? Si ce culte de la perfection nous mène à ne pas agir, alors à quoi bon ?

D’ailleurs, la preuve que le ‘Ha’ham agissait par fausse modestie réside dans le fait qu’à la fin du récit, celui-ci vient à nier toute existence du roi…

C’est ainsi, mes amis, que nous devons prendre garde de ce besoin de perfection. Cette dynamique mène au découragement…

Il y aura toujours des Mitsvot que nous n’accomplirons pas, des Midot que nous ne parviendrons pas à travailler. Focalisons-nous sur ce que nous sommes parvenus à vivre et à accomplir !