Rester jeune pour être sensible aux changements (13/04/20)

Description du cours:

Nous débutons la période du Omer, marquée par le décès des 24.000 élèves de l’illustre maître Rabbi Akiva. Ce ne sont pas quelques élèves qui furent décimés par une terrible épidémie, mais bien 24 milliers d’élèves, 24 milliers de visages, 24 mille d’âmes, 24 milliers de rêves et de projets, et 24 mille façons de révéler une facette de la Torah.
L’érudition ? Ils l’avaient. La sagesse spirituelle ? Ils en étaient les garants.

Dans ce cas, comment expliquer une telle épidémie ?

Ce qui fit défaut à ces pointures de torah, c’est cet ingrédient simple et pourtant indispensable : l’amitié. Lorsque l’érudition sème les graines de la haine, la Torah, la plus profonde soit-elle, ne peut subsister…

Rabbi Chimon Bar Yohay, l’un des élèves de Rabbi Akiva, le comprit aussitôt, redoubla d’amitié envers son prochain, et fut épargné par le funeste sort de ses semblables. Et sa torah, laquelle a pour pierre angulaire l’amitié, fut jadis le vaccin contre cette terrible épidémie qui arracha les plus belles fleurs des plus prestigieuses Yechivot, puisque la révélation du Zohar mit un terme à l’epidemie.

Mes amis, cet épisode a actuellement une résonance particulière. En effet, notre quotidien suit le rythme d’une pandémie qui ravage hommes comme femmes, jeunes comme moins jeunes, juifs comme non-juifs.

La solution ? L’amitié !

La mère du Rav David Batsri z”l a récemment livré un témoignage poignant à ce sujet. Quelques heures avant sa mort, cette dernière affirma avoir vu un débat céleste entre les anges et les tsadikim. Les uns prétextaient que nous n’étions pas dignes d’accueillir le Machia’h tandis que les autres tentaient de leur prouver le contraire. Des sphères célestes, on transmit un message à la Rabanit : crier haut et fort qu’il faut multiplier l’amitié et balayer la haine gratuite !

Nous sommes tous réunis aujourd’hui dans cette yechiva de rabenou. Rabbi Na’hman, réincarnation de l’âme de Rabbi Chimon, s’inscrit dans la continuité de son message. À plusieurs reprises, Rabenou insista énormément sur cette notion d’amitié et d’unité. Ne disait-il pas toujours : ” Si vous vous tenez ensemble, je résiderai parmi vous ? ”

Restons amis, restons unis, hatons la venue du Machia’h !