Rabbi Nahman: vertigineux, fort, intense, phénoménal…

Description du cours:

La réalité n’est pas une situation donnée. La réalité tire son fondement de la croyance de l’individu. Le meilleur exemple est sans doute celui du placebo : c’est une substance chimique qui n’a aucun pouvoir physique de guérison sur le corps, et à qui on attribue le pouvoir de guérir par la pensée, et qui guérit réellement !
Cela nous enseigne la force de l’importance qu’on attribue aux choses.

De même, lorsqu’on se marie avec une personne, on va réunir des témoins, signer sur une Ketouba, pour créer une réalité : celle de 2 individus qui vont faire une seule et même âme. C’est donc cette pensée qu’ils sont mariés et que nous sommes réunis pour les marier qui fait le mariage et non l’inverse.

Cette prise de conscience que je donne l’importance aux choses et non l’inverse c’est la Emouna. Elle amène automatiquement au respect et au Shalom bayit. J’ai conscience que cette personne est ma moitié. J’ai fait en sorte qu’elle soit ma moitié. Il n’y a pas d’erreur. Quand je me bats avec ma moitié je me bats contre moi même. C’est comme se disputer devant le miroir. Ça n’a aucun sens.

Même si ce n’était pas le zivoug de l’essence de l’âme, ce n’est pas important ! à partir du moment où on fixe que le couple est fait l’un pour l’autre sous une houpa en présence de témoins, pour le tribunal céleste chacun est la moitié de l’autre c’est une sorte de reconfiguration par rapport au plan initial.
(Précision : en principe, une âme est mâle et femelle. L’âme est divisée en deux, la partie masculine descend dans un corps d’homme, la partie féminine dans un corps de femme. A l’âge adulte les deux moitiés de retrouvent et se marient pour ne former qu’une seule âme. Or, au cours de la vie, une personne peut être amenée à changer. Donc sa moitié n’est plus sur la même “longueur d’onde”. Achem attribue donc une nouvelle moitié à cette nouvelle personne qui n’est pas la moitié originelle.)

Le secret c’est de faire du développement de cette idée : se dire que c’est pas le métier qui fait la Parnassa mais la Parnassa qui s’attache au métier. Il y a des gens qui ouvrent des petits commerces qui deviennent millionnaires et des avocats au chômage.

De même, il faut s’attacher au tsadik avec cette idée de Emouna.
Des personnes arrivent à Ouman, prient un peu avant, un peu pendant le séjour, et après elles attendent un “paiement”. Pauvre Rabbi Nahman qui reçoit des factures de gens qui sont venus prier et qui attendent le miracle ! Le vrai travail d’Ouman et de l’attachement au tsadik c’est après Ouman. C’est la constance et l’attachement.

Rabbi Nahman est doté des qualificatifs les plus élogieux de tous les temps. Aucun problème n’est exceptionnel pour lui. Il est plus grand que n’importe lequel de tes problèmes. Alors, on prie et on adresse la facture à Rabenou? Non. On développe notre emouna à son égard en lui parlant, en étudiant sa vie, etc…

Tout n’est que travail de prise de conscience et d’attachement.

(Likoutey Halakhot Roch Hodech 7 20170714 0300.mp3)