Rabbi Nahman: » Le prince en pierres précieuses » cours n°5 (05/01/21)

Description du cours:

Dans une ville du Maroc habitait un juif fortuné qui, dans un élan de générosité, décida de construire une piscine à destination des jeunes, afin de démocratiser le loisir de la natation. Voyant qu’un mélange filles-garçons se produirait, les membres de la communauté locale prirent l’initiative de prendre contact avec cet homme afin de lui expliquer le problème que susciterait la création d’une telle activité. Hélas, comment stopper les plans d’un homme mu par un élan de bienveillance et de souci du bien-être d’autrui ? C’est ainsi que Baba Salé se proposa de s’entretenir avec le bienfaiteur en question. Et que fit cet éminent tsadik ? Ce dernier se garda de lui faire le moindre reproche, mais simplement prit sa main et la serra contre la sienne en disant à plusieurs reprises  » ‘Afak  » ( » je t’en supplie »). Baba Salé s’abstint même de préciser quoi que ce soit au sujet de sa requête ! Quelques temps plus tard, le projet était avorté.

Là où il y a du cœur, il y a de la connexion et là où il y a de la connexion, il n’y a pas besoin de s’étendre en palabres.

Lorsque nous prions, nous devons agir de la même façon, c’est-à-dire annuler notre approche  » intellectuelle  » d’Hachem et se concentrer sur une approche davantage instinctive, celle de la connexion. Trêve de beaux discours dénués d’âme, les mots n’ont pas d’importance, pourvu que la sincérité et l’authenticité soient au rendez-vous.

C’est précisément ce que nous venons d’évoquer qui explique que certaines de nos prières peinent à monter au ciel. Ces dernières, empreintes de notre connaissance théorique et intellectuelle, font écran avec la simplicité et l’authenticité.
Exit les a priori, les  » je sais que  ». Lorsqu’on prie, on ne sait rien, on ne nous doit rien, on n’est personne, juste un mendiant sincère, désireux s’approcher de papa !

Extrait du cours du rav Avraham Ifrah du 5.1.21.

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