Pourim, le vouloir et le virtuel (20-02-19)

Description du cours:

Ce n’est pas grave si je n’y arrive pas !!!! 🤷🏻‍♀

Le mois d’Adar bat son plein et il est difficile, lorsqu’on évoque son appelation, de ne pas songer à la venue imminente de la fête de Pourim. Et si aujourd’hui Pourim est, Barouh Hachem, synonyme d’allégresse profonde, tel ne fut pas le cas du temps de nos ancêtres de Chouchane lorsqu’ils demeuraient sous le joug du machiavélique décret d’Haman. Ce dernier, afin de mener à bien la destruction du peuple juif, a cru bon de vouloir l’anéantir durant le mois d’Adar. Adar, mois du décès de Moché Rabeinou, mais aussi dernier mois de l’année lunaire (l’année commence en Nissan) et donc, se disait Haman, mois de l’essoufflement.
Et il semblerait qu’aujourd’hui encore, le concept d’Haman observe notre essoufflement spirituel apparent. Haman semble se délecter de cette médiocrité en terme de connaissance en torah et en terme de sainteté dont nous faisons tous et toutes preuve, au regard de nos ancêtres qui parvenaient à prophétiser et à servir Hachem avec une dévotion sans égale.

Mais de la même façon qu’Haman s’est jadis fourvoyé en envisageant le mois d’Adar comme mois d’essoufflement d’un peuple juif déjà essoufflé par la fin de l’année lunaire, il se trompe à l’égard de notre génération…

Certes, le juif de 2019 n’arbore pas les mêmes capacités en terme de réalisation des mitsvot. Il ne prophétise pas et n’étudie pas la Torah 24h/24. Mais le principal demeure l’affirmation de sa volonté de les accomplir. Et celle-ci est plus forte, plus puissante, plus imposante que jamais.
La preuve la plus flagrante de l’importance de la volonté au regard de nos résultats est la présence des juifs en Erets Israël. Qui d’entre nous peut prétendre répondre aux critères spirituels de résidence en Erets Israël ? Personne. Le pouvoir n’est pas là, mais le vouloir est bel et bien là. Et c’est la raison pour laquelle, malgré notre petitesse, nous avons eu le mérite de troquer les trottoirs de Paris ou d’Alger pour ceux de Jérusalem…

Machia’h est-il venu lorsque nos ancêtres les tsadikim arboraient des mitsvot par milliers ? Non. Machia’h est-il susceptible de venir dans notre génération ou dans un futur proche ? Oui. La raison en est bien simple : le ‘pouvoir’ de jadis était un pouvoir dénué de soumission à Hachem. Il était entremêlé à de l’égoïsme. Si les hommes de l’époque avaient attribué leurs capacités à Hachem, s’étaient entièrement destitué de leur ego, Machia’h serait venu. En d’autres termes, l’action n’est que le couronnement de la volonté…

Aujourd’hui, notre faiblesse dans le domaine de l’action révèle une volonté passionnelle.

Et si le ‘pouvoir’ sans volonté n’a pas amené le Machia’h, la volonté sans pouvoir sera à même de le faire… Pourquoi ? Car la volonté est précisément la seule chose qu’Hachem attend de son peuple, puisque l’émission de notre volonté est la seule chose qui ne dépend que de nous.

Et puisqu’à Pourim, il est dit des juifs qu’ils furent קיימו וקיבלו, qu’ils acceptèrent la Torah dans la joie, nous comprenons la raison pour laquelle Pourim est associée à toutes les festivités ! La dimension de l’amour de la Torah, quand bien même nous trébuchons toutes et tous, qui y-a t-il de plus important…?

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