Pour juger favorablement on ne doit pas attendre des autres qu’ils nous ressemblent!

Description du cours:

Nous avions vu précédemment que chaque chose de ce monde, même si elle entre en contradiction apparente avec une autre, participe de l’unité d’Achem. L’échec, la réussite, l’été, l’hiver… Toutes ces situations sont des manifestations d’Achem. Toute la mission de l’homme consiste à utiliser son libre arbitre et choisir de reconnaître qu’Achem est derrière ces contradictions. Cela permet de parvenir à révéler l’unité d’Achem : Achem est un, Achem אחד.

Rabenou explique que si chacun agissait ainsi, on parviendrait à une unité et que le monde en serait réparé. Comme il est dit : tu aimeras ton prochain comme toi même, c’est un grand principe de la torah.

Qu’est ce que cela signifie ?

Chaque individu est unique. Chaque individu est donc nécessairement différent dans sa compréhension du monde. En conséquence, chaque individu a un comportement différent. Il faut accepter d’être unique, et accepter que les autres le soient également.

Quand les problèmes commencent ils ? Lorsque l’on en vient à penser que les autres vivent les choses de la même façon que nous les vivons. Prenons l’exemple d’une personne non religieuse. Pourquoi un religieux aurait il tendance à être touché de son comportement ? Car il croit que l’autre vit les choses telles que lui les vit, et qu’il ne souhaite cependant pas être religieux. Or c’est totalement faux. La sensibilité d’un religieux n’est pas identique à celle d’un non religieux.

Prenons l’exemple d’un individu qui se précipite au Kidoush et qui mange à lui seul un plateau de petits fours. Les personnes qui souhaiteraient se servir derrière lui n’ont plus de quoi se servir. Pourquoi risque t elles d’entrer en conflit avec cet individu? Parce qu’elles ne comprennent pas qu’il ne cherche pas à nuire. Il n’a simplement pas la sensibilité dont un individu respectueux des autres est doté. Cela ne signifie pas que l’on cautionne son attitude mais que l’on comprend que la personne n’a pas encore acquis le niveau de développement de conscience nécessaire. Si une personne dotée de savoir vivre agit comme cette personne elle devra répondre de ses actes. Pourtant, cette personne qui n’est pas dotée de savoir vivre ne le devra pas. Chacun est jugé en fonction de son niveau de conscience.

Étonnamment, cette personne qui n’a pas de savoir vivre est très scrupuleuse sur le respect du Shabat ou du Lashon Ara. Comment comprendre cette contradiction ? Elle n’a simplement pas développé sa conscience dans un niveau déterminé : celui du savoir vivre, mais a développé son niveau de conscience dans le domaine du respect du Shabat et de la médisance. Chaque individu a des contradictions internes. Il y a des domaines où notre conscience est développée d’autres non.

C’est en interiorisant que les différences chez soi et chez les autres participent d’un même אחד qu’on parvient à la réparation.
(Likoutey Moharane 51 Leçon 36 20170730 1200.mp3)