Nommer Hachem sur chaque chose. (14/03/18)

Description du cours:

L’idolâtrie ‘classique’ consiste à prendre une notion purement physique, matérielle et à la détourner pour en faire une fin en soi.
Par exemple, se prosterner devant une idole de pierres alors qu’elle n’a aucun pouvoir en soi.

Mais il existe une autre forme d’idolâtrie, une idolâtrie bien moins ‘raffinée’ en terme de rituels de culte, et pourtant bien plus répandue…

C’est celle de la recherche des plaisirs à outrance.

‘’Pour kifer, j’ai besoin de sortir, boire, fumer, manger, faire des rencontres,voyager…’’

À partir du moment où je confonds un moyen, un outil, et que j’en fais un but en soi, une finalité, je lui attribue un pouvoir qui n’est pas le sien. Je m’éloigne de la vraie source de pouvoir, de la vraie finalité : le service d’Hachem. Je destitue Hachem de son pouvoir et je l’attribue à une chose pourtant finie, limitée.

‘’ Kifer en faisant Shabbat, en faisant toutes les Mitsvot… Comment c’est possible ? J’ai besoin de vodka, j’ai besoin de cigarette, j’ai besoin d’aller m’éclater en Roumanie, en Grèce, montrer que j’ai du vécu… «

À partir du moment où on a conscience de cette notion, notre responsabilité en tant que religieux est capitale.
On peut aisément faire souffrir ces personnes en leur disant que leurs actes relèvent de l’idolâtrie, en se dressant en moralisateur.

Qui aide-t-on au moyen des ‘’ fais pas ci, fais pas ça ‘’?!

Ce qu’il faut, pour faire apprécier aux gens la Torah et les Mitsvot, c’est adopter cette technique incroyable qu’on les chefs cuisiniers. Comment un chef cuisinier fait-il ses preuves ? En servant une part d’un de ces beaux repas.

Pour faire aimer la Torah aux gens, il faut leur faire goûter au plaisir des Mitsvot.

Tu n’es pas capable de transmettre la Torah ? De montrer cet aspect positif ? Ne dis rien.
Laisse les cuisiniers agir.

Il n’y a rien de plus cruel que de montrer du doigt une erreur à une personne et ne pouvoir lui en expliquer ni la raison ni la solution.