Ne restera que ce qui a un rapport avec D.ieu (19/03/20)

Description du cours:

Alors on se levait chaque matin, se brossait vite les dents, s’habillait, gobait un café et habillait les enfants.

Alors on s’engouffrait dans la voiture, déposait les petits et les grands avant de filer pour le travail.

Alors on disait un furtif bonjour aux collègues et on abattait le travail : les mails, les dossiers à traiter, les coups de fils à répondre…

Alors, de temps à autre, on prenait un café mais c’était tout juste le temps de se réveiller pour pouvoir enchaîner ses prochaines tâches de la journée.

Alors on fixait l’horloge et on se disait que bientôt on rentrerait enfin à la maison et qu’on serait content.

Alors on arrivait à la maison, on cuisinait, rangeait, se douchait et venait l’heure du coucher.

Alors, au bout de quelques années, un certain virus frappa à nos porte.

Au début, on le regarda de loin et puis, progressivement, on se retrouva confinés chez soi, sans travail, sans sortie, sans pote…et sans excuse.

On vit les plus grandes nations s’écrouler devant nos yeux : la Chine, l’Italie et sa mode et ses fantastiques paysages, la France et sa cuisine, sa culture et ses droits de l’homme, mais aussi l’Angleterre et l’Espagne, ou encore l’Iran …

Alors on commença à faire connaissance de nos enfants, de nos conjoints. On commença à estimer le travail des mères au foyer, qu’elles soient nos mères, nos épouses ou nos sœurs. On commença à estimer le travail des professeurs et éducateurs qui gardent nos petits des heures chaque jour.

On commença à réaliser que le travail avait pris une place trop grande dans notre vie et que le petit dernier était sacrément intelligent et précoce pour son âge.

On commença à se dire que chaque matin, pour ne pas tomber dans la folie, il fallait se trouver un but qui nous motive à se lever chaque matin.

On se mit à apprendre d’un instrument, à cuisiner, ranger la maison, étudier, dessiner et bricoler. On réalisa que notre cerveau s’habituait à cette nouvelle vie connectée à notre âme et que notre travail ne correspondait pas forcément à nos capacités et nos attentes.

On commença à lire des livres, à discuter avec nos enfants et nos conjoints, à élaborer des jeux, à penser à l’avenir de la famille.

On réalisa qu’à part les sorties et le shopping, on avait d’autres moyens d’être heureux et de passer du bon temps.

On réalisa qu’on avait des proches et que jusqu’à maintenant, ils n’avaient jamais été aussi lointains…