M’identifier pour pouvoir ouvrir mon coeur! (15/06/18)

Description du cours:

On était mieux là-bas.
On était mieux en Égypte. On est bien en France. On a Naouri, on a le saumon moins cher qu’en Israël, on a les 35h, on est bien, on va pas se mentir.

On était si bien en Égypte qu’on a fauté en série. On n’a pas su recevoir la Torah, on a pas su apprécier le fait d’entrer en Israël…

On ne peut pas prendre une personne qu’on a fait sortir d’Égypte et immédiatement lui montrer la lumière.

La Torah, il faut la chercher, il faut la vouloir. Il faut l’aimer, il faut en avoir besoin. Si on vient vers les gens qui n’ont rien demandé et qu’on leur balance de la Torah comme ça, ils ne sauront pas en quoi on a besoin d’eux, et se sentiront même agressés.

Vous comprenez bien qu’une personne dans cet état-là, on ne peut pas lui donner de la Torah.

Si quelqu’un te dit qu’il était bien en Égypte, que vas-tu faire avec lui ? Il y a un problème. Il manque quelque chose.

Alors tu dois trouver un autre langage. C’est ce qu’a fait Moshe Rabeinou. Il cassa les tables. Faute d’avoir avec qui parler, il fallait trouver un autre langage.

Alors Achem demanda à Moshe de parler au rocher. Mais il frappa le rocher. Boum. Re-erreur.

Et depuis, on essaie de trouver un langage qui puisse toucher chaque juif, peu importe son origine, sa mentalité, son niveau.

Ca n’existe pas une personne qui souhaite profondément le mal. Les gens sont profondément bons. Mais comme ils sont frustrés, vexés, énervés, incompris, alors ils cultivent la haine. Ça n’existe pas une personne qui incarne le mal, ce qui existe c’est une personne qui a mal.
Lorsqu’on sait parler le langage d’une personne, on peut lui transmettre de la considération, et lui enseigner des paroles de torah.