L’esclavage interactif de la matière (10-04-018)

Description du cours:

Certaines réussites sont synonymes d’échecs.

Nous avons tendance à redoubler de prières et de Mitsvot lorsqu’un problème se dresse devant soi. Quoi de plus naturel, me direz-vous. Quand ça marche, c’est forcément bien. Quand ça ne marche pas, c’est qu’il faut prier.

Ce raisonnement, que chacun de nous peut aisément élaborer, est en réalité fallacieux. Il s’agit de notre conception du bien et de la miséricorde. Une conception humaine, et donc limitée par nature.

Telle est la tendance de l’homme. Celle de confondre l’agréable et le bien. Ce qui est agréable peut être mal. Ce qui est désagréable peut être infiniment bien et même juste.

Rav Guershon avait l’habitude de demander après ses étudiants de la Yeshiva. Quand ceux-ci répondaient ” ça roule” il avait l’habitude de leur dire “n’importe quelle chose sous laquelle tu mets des roulettes avance !”

Lorsque les problèmes se dressent, il faut prier. Mais lorsque ‘tout marche’ , il faut aussi prier. Car nous ignorons si cette réussite est pour notre bien-être et si elle est conforme à la volonté d’Achem. Certaines réussites sont pires que des problèmes ! Et certaines situations difficiles sont les meilleures choses qui puissent arriver à certaines personnes !

Chaque début de journée, un juif se doit de prier Achem afin que sa journée soit conforme à Sa volonté. Chaque juif doit demander à Achem de faire en sorte que ses paroles, ses actes et ses pensées soient révélateurs de Sa grandeur. Car quel est l’autre but de l’homme si ce n’est de révéler Achem dans ce monde ? Et qui peut être sûr que chaque action, même bonne, atteigne nécessairement ce but ?

Prier Achem en début de journée pour se connecter à Lui, c’est ‘pointer’ à la pointeuse. C’est être sûr que peu importe nos décisions, elles sont ‘sous couvert’ de la providence divine.