Les Contes de Rabbi Nahman: “L’infirme” cours n°29 (12/11/20)

Description du cours:

Sa proposition était alléchante. Être rabbin de communauté, avoir un salaire fixe (et, disons-le, intéressant) ainsi que l’opportunité de rencontrer des personnes, être au cœur des prises des décisions et, avouons-le, gagner en prestige… Après tout, l’exercice d’une profession liée à la Torah et aux Mitsvot, c’est toujours conforme à la volonté d’Hachem, non ?
pas ? Et puis, notre situation financière n’était pas au beau fixe.
Je l’affirme haut et fort aujourd’hui. Heureusement qu’à l’époque, Esther, ma chère épouse, me remit les idées en place. J’allais, certes, gagner de l’argent et des honneurs, mais allait lier mes pieds et mes poings. Et oui, qui fournit le salaire décide du contenu de mes cours et de leur fréquence… Bref, ma liberté serait perdue. Mieux vaut être en difficulté de parnassa et demeurer libres d’enseigner ce que nous désirons.
Ce récit recèle un enseignement précieux. Lorsqu’un individu éprouve un manque, en l’occurrence un manque de parnassa, celui-ci est fragilisé dans sa clairvoyance. Or, la fragilité pousse l’homme à la faute. En effet, l’homme n’en vient pas à fauter ” gratuitement ”, c’est bel et bien le besoin qui le conduit à adopter une attitude désinvolte.

Que faire ? Premièrement, ne jamais prendre de décision lorsqu’on se sent fragilisé. Lorsque ça ne va pas, on attend, on tente de rester debout et on n’a pas honte de faire du surplace. Lorsque les choses iront mieux, les changements pourront s’opérer. Deuxièmement, à nous de prier afin que papa comble notre manque mais aussi afin de bénéficier de sa protection le temps que le vide soit comblé. Troisièmement, à nous de nous entourer des bonnes personnes, honnêtes, justes et authentiques, afin de ne pas sombrer dans la tentation !

Extrait du cours du rav Avraham Ifrah du 12.11.20.