Les Contes de Rabbi Nahman: « Le Roi qui décréta la conversion » cours n°5 (24/12/20)

Description du cours:

 » Il n’y a pas d’eau ! La viande d’Égypte me manque ! Ha, c’était mieux avant ! De toute façon, on va tous mourir dans le désert !  »
La sortie d’Égypte, cet évènement majeur et déterminant de l’histoire du peuple juif, paraît beaucoup moins poétique lorsqu’on passe à la loupe les nombreuses doléances du Am Israël, pour ne pas dire leurs plaintes redondantes…
Comment encore oser éprouver le moindre sentiment de nostalgie pour une terre d’esclavage et de débauche ? Comment oser se lamenter lorsqu’on a enfin quitté son statut d’esclave de façon aussi miraculeuse ? Comment concevoir que Moché soit l’auteur d’un complot visant à tuer le peuple juif ? Comment encore douter de sa bonne foi et de la future aide divine après tant de miracles ? Tant de questions se bousculent et mènent à notre incompréhension lorsque nous étudions les réactions de nos ancêtres.
Toutefois, gardons-nous de tout regard critique quant à leur attitude a priori ingrate vis-à-vis d’Hachem. La raison en est simple… nous nous comportons de la même manière ! Alors, comment expliquer leurs plaintes et comment expliquer les nôtres ?
Pour avoir la volonté d’accomplir la volonté d’Hachem, encore faut-il savoir ce qu’est servir Hachem. C’est la raison pour laquelle très souvent, Hakadosh Barou’h Hou, dans sa grande bonté, est amené à dévoiler sa grandeur, sa lumière, de façon gratuite, c’est-à-dire sans que nous le méritions, afin de susciter chez nous l’envie de retrouver cette lumière en Le servant. Les miracles de la sortie d’Égypte, c’était précisément cela, un enchevêtrement de bouleversements de la nature et de victoires extraordinaires, visant à révéler la grandeur d’Hachem afin que les Bnei Israël se mettent à servir leur créateur de leur plein gré. Hélas, le peuple juif n’avait pas suffisamment désiré sortir d’Égypte et ne fit pas preuve de reconnaissance vis-à-vis de ce déploiement spectaculaire. Conséquence : aucun récipient ne fut créé pour accueillir la bénédiction divine. Résultat : plainte, lamentation et pleurs vains !
Lorsqu’Hachem nous octroie ses bienfaits, il est important de créer les récipients qui s’y rapportent afin de ne pas sombrer dans le même travers que nos ancêtres. Une prière, un mot de reconnaissance, un dialogue avec Hachem… En bref, quelque chose qui vienne de nous ! À défaut, notre capacité à apprécier le cadeau offert par Hachem s’en retrouve sensiblement menacée !
À vos prières, à vos récipients… à vos souhaits !

D’après le cours du rav Avraham Ifrah du 24.12.20
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