Les Contes de Rabbi Nahman: La Princesse disparue cours 49 (10/08/20)

Description du cours:

Maladies nerveuses, burn-out, problèmes psychologiques, sensation d’être à bout…

Dans de nombreux cas, la cause est bête et méchante : il s’agit uniquement d’un problème de rythme.

En effet, la société actuelle fait évoluer l’homme autour d’une course effrénée contre la montre. Vite ! Il faut attraper le bus/métro/train. Dépêche ! Il faut travailler vite pour que l’effort soit rentable. Et lorsque je parviens à être rentable, si j’allais encore plus vite, histoire de gagner encore plus ?
Le but du système : affaiblir l’homme en lui faisant vivre en accéléré.
Remarquez-le : il ne nous est jamais demandé de réaliser des tâches difficiles, non ! Mais de les réaliser en un éclair, avec le souci et la pression de la performance. Cela ne vous est-il jamais arrivé de vouloir prendre le temps de réaliser une tâche professionnelle mais d’y avoir été empêché par votre supérieur car ” on n’a pas le temps ” ? De nombreuses fois, les lieux de travail sont gorgés d’employés contraints de manger en travaillant. On ne prend même plus le temps de manger !

Ainsi, toutes les difficultés mentionnées ci-dessus n’émergent pas d’elles-mêmes mais ne sont que la conséquence d’une vie menée à un rythme qui n’est pas le nôtre. Demande-t-on à une trottinette de rouler à 100 km/h ?

Le corollaire est que, malheureusement, certains d’entre nous se tournent vers les plaisirs à outrance, la cigarette, l’alcool, parfois même la drogue, pour tenir ce rythme infernal. Certaines personnes se voient contraintes de vivre sous médicaments afin de tenir, alors qu’il s’agit simplement de ralentir leur rythme, ou de trouver une forme d’existence qui leur convienne davantage. Hélas, si l’on vous parlera énormément d’une panoplie de médicaments, personne ne vous dira : ” Mais tu n’as rien, tu vas juste trop vite ! Tu as juste besoin de ralentir ! ”
Sachez une chose : au long terme, ce type de traitement est destructeur pour la personne. Les industries pharmaceutiques ont, hélas, beaucoup d’intérêts financiers qui les détournent du seul souci qu’elles devraient avoir : la préservation de notre bien-être…

Ce rythme effréné est aussi le catalyseur des soucis familiaux : qui peut avoir le cœur à discuter calmement en famille lorsque l’occasion se présente, s’il est à bout de nerfs ?

La solution ? Ralentir.

N’ayez pas peur. Prenez le temps de ressentir la vie.

De même, n’ayez pas peur d’éteindre vos téléphones de temps à autres ! Les téléphones sont sources de pression. Même si votre téléphone est dans votre poche sans que personne ne vous adresse un mot, le simple fait qu’il soit connecté et que quelqu’un soit susceptible de vous joindre entrave votre tranquillité. De plus, les téléphones, fruits du monde virtuel, ne permettent pas au cerveau de vivre la réalité et de l’intégrer.

En outre, n’ayez pas peur de vous isoler pour dialoguer avec Hachem ! Mieux vaut réduire le stress aujourd’hui que d’augmenter les doses d’anti-dépresseurs demain. Et, lorsque tout va bien, ne vous laissez pas avoir : n’ayez pas peur de ne pas vous ajouter de tâches.

Extrait du cours du rav Avraham Ifrah du 10.8.20.

Les Contes de Rabbi Nahman: La Princesse disparue cours 49 (10/08/20)