Les Contes de Rabbi Nahman: La Princesse disparue cours 48 (09/08/20)

Description du cours:

Hachem répare (aussi) les tunisiens 🤣

Un jour, cet homme s’avança et me confia : “Rav, je ne parviens pas à prier. Mais, lorsque je consomme du cannabis, je me libère et je parviens à dire les plus belles prières.”
Je lui répondis la chose suivante : ” Plutôt que d’adresser une merveilleuse prière à Hachem sous l’effet du cannabis, mieux vaut-il que tu pries 2 minutes sans en faire usage, cela a davantage de valeur aux yeux d’Hachem. Ce qui compte aux yeux de papa, ce n’est pas le résultat, mais l’effort. De même que les performances des cyclistes sont invalidées dès lors qu’ils se dopent, Hachem attend de toi de petits pas avec de la sincérité et du cœur et non des performances spectaculaires qui ne sont, en vérité, que celles de la plante. ”

Il en est de même s’agissant de l’alcool. Nos sages expliquent que “נכנס יין, יוצא סוד”, c’est-à-dire que lorsque le vin pénètre notre corps, alors des secrets de la Torah peuvent jaillir de notre âme. Bien que cela semble joindre l’utile à l’agréable, cela n’est pas la marche indiquée par la Torah.

La voie de la Torah n’est pas celle du produit d’artifices en tous genre mais bien le fruit d’une démarche authentique, fruit du labeur de notre cœur.

En réalité, ce sujet pointe du doigt un aspect essentiel, propre à notre génération : le culte de la performance et de l’exploit, figure de proue du navire d’Essav, qui n’a de cesse de se focaliser sur le résultat et non sur les moyens mis en œuvre. La réussite, rien que la réussite. Le gain, rien que le gain.
Cessez donc de valoriser vos actions qu’à partir du moment qu’elles fournissent un résultat ! Avec papa, cela ne marche pas ainsi !

Le Ari Zal avait prévenu notre génération : à la fin des temps, le mauvais penchant n’aura de cesse de nous leurrer, nous faisant croire que notre service divin n’est pas à la hauteur des espérances d’Hachem. Détrompons-nous ! Hachem valorise chacune de nos petites actions dès lors que la sincérité est au rendez-vous.

Préférons le déploiement d’efforts et la dynamique de dépassement de soi quitte à ce que nos avancées soient moins spectaculaires. Préférons le vrai au synthétique. La fin ne justifie pas les moyens !

Certes, certains répliqueront que les tunisiens ont besoin de leur Boukha, les marocains de leur Arak, les Achkenazes de leur Vodka… mais, via l’intermédiaire de Rabbi Na’hman, Hachem répare aussi cela 😂!

Extrait du cours du rav Avraham Ifrah du 9.8.20.

Les Contes de Rabbi Nahman: La Princesse disparue cours 48 (09/08/20)