Les Beatles, Pharaon et le raffinement de la consommation (28/10/19)

Description du cours:

Un des élèves du Rav Haykin alav hachalom avait collé un poster des Beatles sur l’une des portes de son armoire. Un jour que le rav passa dans les chambres, celui-ci entrevit ce poster. Étonné, il demanda à l’étudiant pour quelle raison celui-ci avait-il placardé une photo sur laquelle figuraient des femmes dans l’enceinte de la yechiva. Derrière leurs cheveux longs, le rav n’avait pas pu entrevoir les visages masculins des Beatles ! L’étudiant répondit qu’il s’agissait d’un groupe de chanteurs américains du nom des Beatles. Que répondit le rav ? ” Beatles ? Bitel ? Batel ! Ils ne font rien, toute leur œuvre n’est que vanité ! ”

Derrière cette anecdote amusante se cache un puissant enseignement.

Le rav Haykin avait immédiatement compris que les chanteurs qui fredonnaient de doux airs d’espoir et d’humanisme n’avaient, en substance, rien à offrir. La musique, pourtant porteuse du secret de la délivrance, s’est transformée en usine à business. Telle est la force d’Essav : détourner les étincelles de spiritualité, vendre des pseudos moments de liberté et de richesse spirituelle qui s’avèrent aussi factices que mensongers.

Là où les refrains cultivent une délivrance illusoire, rien d’étonnant que les chanteurs ne puissent que faire fausse note !