Le virtuel ou l’apprentissage de la émouna. (02/04/18)

Description du cours:

Ça n’existe pas un juif qui n’ait jamais rien fait de bien dans sa vie.

Il peut arriver à tout juif de se sentir éloigné du bien. Ce type de pensée négative peut l’amener à désespérer, à se décourager, alors qu’un juif qui n’a rien fait de bien dans son existence, cela n’existe pas. Cela n’existe pas un juif qui n’ait rien commis de positif dans sa vie.

Rabbi Nathan écrit que lorsqu’un juif se sent éloigné et découragé, il doit absolument rechercher dans ses actions une bonne action qu’il aurait commise dans sa vie. C’est vrai, il peut arriver qu’un juif commette une bonne action de façon intéressée. Par exemple, pour être digne d’honneurs. Rabbi Nathan enseigne que cela n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est trouver cette étincelle de bien qui est dans chaque juif, quand bien même elle serait enveloppée de déchets. Une fois qu’on l’a trouvée, il faut en rechercher une deuxième, puis une troisième. Peu importe si l’action en elle-même est enveloppée de déchets.

Nous connaissons tous cet illustre enseignement suivant lequel Mashiah viendra dans une génération entièrement méritante ou entièrement fautive. Mais pour qu’elle raison ?

Tout d’abord, il est nécessaire de comprendre que la deuxième option est plus probable que la première. Si les tanayim, les amorayim, les grands tsadikim des générations précédentes n’ont pas réussi à faire venir le Mashiah dans leur droiture et leur justesse, Mashiah viendra inévitablement par le mérite des gens simples, d’un moindre niveau spirituel, comme ceux de notre génération.
Pourquoi ne pas faire venir Mashiah dans la perfection ?

Parce que la vision qu’Achem a du monde a changé avec le temps. À la création, Achem cherchait le courage des hommes qui puissent le servir d’une façon parfaite. Des Adam, des Avraham, des Itshak, et ainsi de suite. Or, plus le temps s’écoula, plus Achem voulut que l’homme travaille pour révèler Sa miséricorde.

Il est aisé de le remarquer au cours de l’histoire du peuple juif. Achem envoya un déluge, puis promit de ne plus le faire, puis il voulut créer un ‘nouveau peuple juif’ à partir de Moshe mais se résigna, etc. Achem aima se laisser convaincre par ces justes tels qu’ Avraham ou Moshe pour ne pas détruire son peuple, et révéler sa bonté.

Plus le temps passe, plus le degré de bonté augmente, et plus on se rapproche des temps messianiques.

Nous sommes passés des héros de la Torah qui n’avaient pas besoin de la miséricorde d’Achem et sur qui le monde tenait, à des ‘’ anti-héros ‘’ qui sont maladroits dans leur service divin, mais qui s’accrochent, qui ne désespèrent pas, qui ne quittent pas Achem. Et leur existence malgré leurs failles et leurs faiblesses révèlent plus que jamais la miséricorde d’Achem dans ce monde. Car si on épluchait les actions d’un homme, le monde serait vide. Mais dans sa bonté infinie, Achem maintient le monde et ses créatures chaque jour.