L’amour d’Hachem pour nous vient de l’infini (07-04-20)

Description du cours:

Avez-vous déjà remarqué le visage des vainqueurs lors des combats de boxe ? Ce visage heureux, soulagé, presque extatique, est beau à voir.

Pourtant, dans ce tableau qui inspire les plus beaux sentiments, quelque chose d’étrange se produit : le boxeur est épuisé, très souvent blessé, meurtri dans sa chair et même parfois ensanglanté ! Drôle de tableau que de voir un homme harassé et blessé sourire péniblement avec son protège-dents.

Toutefois, l’enthousiasme est bel et bien là ! Comment l’expliquer ?

Lorsque la coupe est entre nos mains, les souffrances paraissent presque insignifiantes !

Peu importent les coups lorsqu’on tient la coupe !

Cette image du boxeur est inspirante à l’échelle de notre existence. Cette dernière, bien que souvent jonchée d’embûches, de souffrances, d’épreuves et de défis en tous genres, comporte également de gargantuesques victoires et bonheurs. À nous de nous focaliser sur celles-ci afin de minimiser, réduire tant que cela est possible, la portée des blessures qu’elles incrustent dans notre vie, et de savourer la victoire.

A nous qui sommes en train de lire ces lignes, n’avons-nous pas une chance inouïe de pouvoir étudier la Torah, de pouvoir être l’élève de la Yechiva de Rabbi Na’hman ? N’est-ce pas une incroyable victoire sur les épreuves et les douleurs de la vie que de pouvoir pénétrer le palais du roi sachant d’où nous venons ? Qui laisserait pénétrer un homme vêtu de haillons ? Pourtant, nous sommes bel et bien là, à savourer l’enseignement de Rabbi Na’hman. Personne ne nous a demandé d’où nous venions, quel était notre passé. Personne ne nous a jugé. Nous sommes venus comme nous étions et nous avons été acceptés tel quel.

Et ces Mitsvot que nous avons le mérite d’accomplir ? Hitbodedout, ‘Hatsot, Ouman, étude, Tsedaka, prière… N’est-ce pas incroyable pour de grands malades de l’âme comme nous d’avoir des médicaments à notre portée ?

Les coups et blessures sont de taille, mais le fait de pouvoir se rattacher à une dimension infinie panse nos plaies !