La télécommande ou l’image qui nous commande. (10-05-020)

Description du cours:

La Torah nous rapporte les points de vue de deux illustres tsadikim : Hillel et Chamay. Chacun d’eux avait sa propre Yechiva que l’on appelait respectivement ” Beth Hillel” et “Beth Chamay”.

Hillel renvoie au terme ‘hallel’, lui-même associé au verset מלא כל הארץ כבודו (‘sa gloire emplit la terre entière’), ce qui signifie qu’Hillel avait une ligne de pensée axée sur la miséricorde. Quant à Chamay, celui-ci renvoie à la notion de chamayim (les cieux), associée au principe de recherche, de remise en question et donc de rigueur.

Dans la pratique, la loi juive actuelle suit l’opinion de Beth Hillel, ce qui aurait pu susciter des rixes, notamment de la part de Chamay.
Malgré cela, leurs différences n’ont jamais été sources de différends et le respect et l’entente régnaient parmi eux.
Quelle est la raison d’une telle harmonie ?

Hillel et Chamay avaient bien compris que puisque chacun d’entre eux était dans le vrai, aucun n’avait foncièrement tort. C’est ce que la Torah veut nous enseigner lorsqu’elle affirme אלו ואלו דברי אלוקים חיים ( ‘cet avis et cet avis est la parole du D’ vivant’).
À l’image d’un puzzle dont les pièces sont singulières et complémentaires, la vérité est constituée d’une multitude de facettes, différentes les unes des autres.
Bien que tout les oppose, Hillel dit vrai et Chamay dit vrai. Et si l’opinion de l’un a été retenue au détriment de l’autre, cela ne change rien.
Rabbi Na’hman explique que le fait que deux personnes aient raison et que seul l’avis de l’une d’elles soit suivi est une chose incompréhensible pour l’entendement humain.

Ces paroles trouvent écho dans notre existence personnelle : lorsque nous nous heurtons à un avis différent du nôtre, plutôt que d’entrer dans des rixes ou des disputes, à nous de faire preuve de respect et d’entente et ce, peu importe quel avis est retenu en pratique.

La vérité est un puzzle !