L’attente fait rentrer la lumière dans le temps! (12/02/19)

Description du cours:

 »גמרתי ואגמור », ? Kezako

Avant son décès, Rabbi Na’hman a affirmé cette fameuse expression demeurant légendaire dans le vocabulaire Breslev.  »Gamarti veegmor » signifie  »j’ai terminé et je terminerai ». Terminer ? Mais terminer quoi ? Et quelle incidence cette affirmation aurait-elle dans notre petite existence ?

Le message de Rabbi Nahman est clair : tout est fini à présent. La réparation du monde et son corollaire, la venue du Machia’h, ont d’ores et déjà été ratifiées dans les sphères supérieures. Elles sont le fruit de longues négociations par l’âme de Rabbi Nahman et d’une lutte acharnée. Mais elles sont bel et bien là.

Si  »tout est terminé », pour quelle raison Machia’h se fait-il attendre ?
La raison en est simple : le travail spirituel fourni par Rabbi Nahman n’a pas encore pénétré la dimension temporelle. En d’autres termes, lorsque l’âme de Rabbi Nahman parvint à négocier la venue du Machia’h, le monde n’était pas encore suffisamment prêt afin d’accueillir cette vérité. De nos jours, nous assistons également à un phénomène ressemblant. Nombreux sont les détracteurs de Breslev. Comment est-ce possible que des personnes se rendent à Ouman et en reviennent transfigurées, gorgées d’amour vis-à-vis d’Hachem et de vitalité ? Pourquoi les élèves de l’immense Yechiva de Rabbi Nahman n’éprouvent pas le besoin incessant d’être motivés dans leur service divin par leurs maîtres, là où certaines Yechivot voient leurs élèves faner de leurs bancs ? Pourquoi tant de joie ? Comment se fait-il que les addictions de certains soient-elles enfin pansées ?
Les grandes figures qui parvinrent à faire pénétrer leur enseignement dans le temps et à bouleverser l’histoire de l’humanité ont toujours été oppressées. Rabbi Nathan et Rabbi Nahman en font partie. Si les théories demeurent à l’abri des contestations, les paroles concrètes et vraies, elles, dérangent. C’est précisément ce qu’a révélé Rabbi Nahman : des paroles concrètes et des conseils en vue de la venue du Machia’h. Et bien que ce dernier tarde à venir, les ingrédients sont bel et bien là. À présent, il s’agit simplement d’attendre que la cuisson se fasse. Et ne dit-on pas que le secret des mets les plus délicats réside dans les cuissons lentes…?
Alors, que faire de cet enseignement en 2019 ? Attendre dans la joie. Quand bien même le monde gronde et les événements les plus chaotiques s’enchaînent dans le désarroi le plus absolu, rappelons-nous que la venue du Machia’h a d’ores et déjà été ratifiée. De nos jours, le défi n’est pas de faire venir Machia’h. Qui sommes-nous pour cela ?! Nos épaules ne sont pas suffisamment larges ! Le défi consiste à ne pas oublier que nous l’attendons… Restons dans la salle d’attente. Et durant cette attente, souvenons-nous de ce pourquoi nous attendons et prions. Prions pour que la venue du Machia’h soit hâtée. Prions pour que le monde soit fin prêt pour celle-ci. Machia’h ne viendra pas par nos actes mais par notre adhésion, afin que la vérité pénètre dans le temps. Nul ne sert d’être en colère, ou de culpabiliser. La dette a été réglée, ce n’est qu’une affaire de procédure avant que le dossier soit mis à jour et acquitté.
Restons joyeux, diffusons la parole de Rabbi Nahman afin d’hâter la delivrance. Le Satan s’est inscrit au pôle emploi car désormais, il ne peut que retarder l’échéance, mais pas l’entraver. La Gueoula frappe à la porte !

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