Ne restez pas dans le relatif, il mène au désespoir! (07/02/19)

Description du cours:

Nous sommes des millionnaires blasés ! 💰💰💰

L’un des récits des סיפורי מעשיות est intitulé  » les sept mendiants  ». Il s’agit d’un conte relatant les péripéties de deux petits enfants perdus dans la forêt, nourris et protégés par sept mendiants, leur venant en aide à tour de rôle. L’un affirme être sourd, l’autre aveugle, jusqu’au dernier qui semble être dépourvu de pieds. Au fur et à mesure de l’avancement du conte, les mendiants révèlent qu’ils sont loin d’être handicapés mais feignent seulement de l’être. L’aveugle est clairvoyant, mais puisque ce monde-ci ne mérite pas le moindre coup d’œil au regard du monde futur, celui-ci semble, aux yeux de ses pairs, atteint de cécité. À tour de rôle, chaque mendiant dévoile son secret. Tous, à l’exception du dernier. Rabbi Nahman s’est gardé de relater le secret du dernier mendiant, lequel semble dénué de pieds. Quel peut bien être son secret ?

D’après certains enseignements, ledit mendiant révèle qu’il possède des pieds, mais ces derniers ne sont visibles que via la sim’ha, la joie.

La joie. Une notion si simple et si profonde à la fois. Carburant de l’homme, la joie crée un lien entre le corps, l’âme et l’esprit. Nous pourrions prétexter que nous manquons d’éléments afin d’être joyeux, mais tous les éléments sont à notre disposition afin de l’être. C’est tout juste si nous sommes excessivement gâtés par Hachem. Nous avons tout pour être joyeux, mais notre tort, c’est de l’ignorer.
Rabeinou enseignait à Rabbi Nathan que s’il avait conscience du mérite que représentait le fait de l’avoir connu, il ne cesserait de danser toute la journée. Nous n’avons peut-être pas connu rabeinou de son vivant, mais certains ont la chance d’aller à Ouman chaque année lors de la fête de Roch Hachana. Ont-ils conscience de cette aubaine ? Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas ! Pour quelle raison ? Par manque de conscience. Vivre en Israël, prier en Israël, lire le Tikoun Haklali, connaître Rabbi Nahman, il s’agit d’une chance inouïe. Si proposition était faite à des défunts de revenir dans ce monde, ne serait-ce que pour se rendre une seule et unique fois à Ouman, ils accepteraient sans hésiter, quitte à vivre une existence remplie de souffrances. En effet, les défunts connaissent la valeur d’Ouman car dans le monde de la vérité, tout est vérité…
Nous nageons dans des milliards de diamants sans en avoir conscience. Ainsi, lorsque nous ecjappons à la joie, il est nécessaire de demander à Hachem de nous pardonner notre folie, car c’est bel et bien de folie dont nous faisons preuve.
Cette joie dont parle Rabbi Nahman quelle est-elle ? Celle-ci est loin de s’apparenter à une simple euphorie passagère ou à une béatitude inconsciente. Il s’agit d’une joie de vivre divine et absolue. À ce titre, survivants de la Shoah relatent que les ‘hassidim Breslev parvenaient à maintenir leurs pairs dans la joie malgré les conditions extrêmes des ghettos et des camps de la mort (que le souvenir de nos ennemis soit effacé). Leur remède miracle ? Tikoun Haklali, Hitbodedout, attachement au tsadik. Ceux-ci ont pour corollaire inévitable le gage de vivre dans une joie absolue…

Restez dans la joie !

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