La fusion de la lune et du soleil (23/09/19)

Description du cours:

Maternité. 4h37 du matin. Petit bébé vient de naître. Ses parents, émus aux larmes, le tiennent dans leurs bras et l’embrassent chaleureusement. Bébé ouvre les yeux, observe ses parents lorsque soudain, il ouvre sa bouche… Pour parler ! Et que dit-il ? ” Papa, maman, enchantés ! Bon, je vous laisse, je vais vivre ma vie maintenant ! ”
Si un bébé pouvait être indépendant dès le jour de sa naissance, il se détacherait de ses parents et les liens d’amour ne seraient pas aussi profonds. En d’autres termes, l’entière dépendance du bébé à ses parents tisse de solides liens d’amour. Bébé a faim ? Il se blottit contre sa maman pour téter, ou contre papa (ou maman) pour lui donner le biberon. Bébé a besoin de faire un brin de toilette ? Papa ou maman lui donne le bain, l’habille de vêtements propres et, entre deux coups de lingette, lui fait des bisous sur le ventre pour le faire rire.
La dépendance affective suscite la proximité, provoque le don et en conséquence, l’amour.
De la même manière, notre dépendance à Hachem renforce notre proximité avec lui. C’est la raison pour laquelle nos sages nous enseignent qu’il faut se tourner vers Hachem pour chaque besoin, même minime. Nos sages ajoutent qu’il faut s’exprimer dans notre langue maternelle car celle-ci est notre vrai langage. Quand bien même un individu vivrait depuis 40 ans aux États-Unis, les mots qu’il prononcerait dans les moments intenses de sa vie seront toujours dans sa langue natale. Dans la langue de maman, tout est vrai, tout est spontané, même si cela n’est pas toujours clair. À la manière d’un parent qui comprend le gazouillement de son enfant, Hachem comprend chacun de nos mots !