L’ argent creuse le manque ! (29/11/2018)

Description du cours:

” Tout va bien, j’ai de l’argent. ”
Comment pouvoir affirmer une telle chose pour se sécuriser alors que l’argent est, par définition, l’élément le plus mouvant par excellence ?
Plus une personne possède de l’argent, plus elle est en quête d’argent. En d’autres termes, l’argent ne se suffit jamais à lui-même. L’argent devient alors synonyme de frustration.
Par conséquent, qui peut affirmer haut et fort que l’argent est sa roue de secours ?

Rabbi Nahman enseigne : pour être en sécurité, il faut être inclu dans l’infini. En effet, par définition, une chose éphémère n’est pas un gage de sécurité… Par contre, l’éternité est synonyme de sécurité…

C’est la raison pour laquelle Rabbi Nahman enseigne qu’il faut affirmer qu’on travaille pour donner la tsedaka et non pour vivre.
À ce moment là, l’argent passe de main et aucune frustration n’est ressentie.
Travailler pour donner, c’est couper l’herbe sous le pied au yetser ara.

Cela ne signifie pas que l’intégralité de la somme d’argent sera donnée à la tsedaka ! Cela signifie juste qu’une partie pourra être accordée à la tsedaka et que le travail fourni n’est plus sous l’égide de la frustration. L’argent s’en retrouve alors ” vacciné ”.

L’argent devient un moyen et non un but, et il est épargné des griffes de la avoda zara, laquelle consiste à detourner des moyens en buts principaux…

À partir du moment où une personne n’a pas la clairvoyance pour juguler les effets indésirables de l’argent, elle se met en danger…