Hanouka, la permutation (06-12-19)

Description du cours:

La fête de Hanouka approche à grands pas et comment ne pas songer à ces fameuses toupies avec lesquelles nos ancêtres jouèrent afin de ne pas se faire débusquer par les grecs alors qu’ils s’adonnaient à l’étude de la Torah.
À plusieurs reprises, dans la Torah 7 du Likoutey Moharan notamment, Rabbi Na’hman se penche sur la symbolique de la toupie, appelée également dreidel.
La toupie, ce petit objet qui tourne en permanence, à l’image de notre planète, semble nous rappeler que celui qui est en haut et celui qui est en bas semblent s’intervertir, l’espace d’un court moment.

Ce renversement de la donne sociale est à rapprocher de la Guemara qui rapporte l’histoire d’un individu étant parvenu à entrevoir l’autre monde et rapportant son périple à ses pairs : ” J’y ai vu que les petits sont grands et que les grands sont petits, a-t-il témoigné.

À l’image d’une pyramide humaine, ce sont les individus qui sont en bas qui maintiennent ceux qui se trouvent à son sommet.

Ce sont ceux qui sont en bas qui maintiennent ce monde, comme dit le dicton ” on a tous besoin de plus petit que soi ”.

Dès lors, ce sont donc ceux qui sont en bas qui s’avèrent être ” en haut ”, c’est-à-dire les plus grands, car à défaut de leur présence, la machine ne tourne plus…

Ainsi, ce sont ceux qui passent des moments difficiles et des passages à vide qui assurent le maintien de ce monde.

” Les derniers seront les premiers ”, comme disait la chanson …