En allant vers moi, j’ai tout! (03-05-20)

Description du cours:

L’un des contes de Rabbi Na’hman relate les pérégrinations d’un homme à la recherche d’une princesse disparue. Enlevée par le לא טוב (littéralement : ”le pas bon”) celle-ci attend d’être libérée par cet homme lequel, après un certain périple, finit par la retrouver. Croyant pouvoir la libérer, ce dernier se heurte au refus de la princesse. ” Hélas ! Tu ne peux pas me libérer car je suis chez le לא טוב et de ce fait, tu ne peux pas avoir une juste vision de ma personne ! À toi d’effectuer un travail sur toi afin de développer un bon regard sur ma personne, celui d’une אשת חיל, une femme vaillante ! Lorsque ce travail sera achevé, je serai dans un prestigieux château et tu pourras me libérer ! ”

Nous voyons bien au travers des dires de la princesse que le but n’est pas que cette dernière soit libérée, puisqu’elle refuse de suivre l’homme, mais bel et bien que l’homme se travaille sur lui afin de mériter sa compagnie.

Le Tsadik est à l’image de la princesse disparue. Afin d’être libéré par ce dernier, à nous de travailler notre regard positif.
D’ailleurs, tout comme la princesse, le Tsadik a été la cible d’attaques perpétuelles de son vivant (à tel point que même son disciple se veut être l’objet de persécutions incessantes).

Plus nous affinons notre regard sur le Tsadik, plus nous le reconnaissons, plus nous lui permettons d’agir et de nous réparer. En conséquence, plus nous nous rapprochons du Tsadik, plus nous nous trouvons !

De ce fait, la rencontre avec le Tsadik est double : il s’agit d’une rencontre avec lui, mais également d’une rencontre avec soi !