Dépasser ses propres limites. (19/05/019)

Description du cours:

Aujourd’hui a lieu Pessa’h Cheni, qui, littéralement, signifie ”Deuxième Pessa’h”. En effet, Pessa’h Cheni a lieu un mois après Pessa’h. Quelle est la portée de cet évènement de nos jours ?

Pour le comprendre, il y a lieu de rappeler le contexte de la fixation de Pessa’h Cheni. À Pessa’h Cheni, les Bnei Israël n’ayant pu offrir le Korban Pessa’h (sacrifice pascal) demandèrent à Hachem de pouvoir leur donner une ” seconde chance ” et de l’offrir a posteriori. Après tout, le fait d’avoir été impurs ou absents de la terre d’Israël justifie-t-il de perdre l’opportunité de servir Hachem ?
Pessa’h Cheni fait ainsi office de ” rattrapage”.

Quel message en tirer ?
Dans le domaine spirituel, les deuxièmes chances existent toujours. Elles ne dépendent que notre bonne volonté. De même que les Bnei Israël prirent les devants et demandèrent à Hachem de leur offrir une chance de se rattraper, nous pouvons toujours nous rapprocher d’Hachem.
Aux yeux de notre créateur, le rapprochement est toujours possible. Personne ne trouvera porte close.

Nous avons évolué dans une société occidentale, dont les fondements ne sont que logique cartésienne. D’après cette dernière, les trains ratés ne peuvent pas revenir…
Or, la logique divine obéit à un autre schéma : le retour est toujours possible. Là où la bonne volonté se fait sentir, Hachem ne peut balayer celle-ci du revers de la main. Là où la miséricorde humaine a des limites, celle d’Hachem n’en connaît aucune.

Vouloir revenir à Hachem, même après de maintes transgressions, quoi de plus osé ? N’est-ce pas hypocrite ? Pourtant, à l’instant t, du moment que la techouva est sincère, les vannes du retour sont ouvertes…

Le Korban Pessa’h est ainsi plus grand que le premier. Si dans le cas du premier, les conditions font le sacrifice, dans le cas du second, la volonté fait le sacrifice. Là où il y a dérogation spéciale, il y a attachement spécial.

Dans la logique humaine, la dérogation ne s’obtient qu’une ou deux fois, mais dans la logique d’Hachem, elle n’a pas limite.

Osez revenir vers Hachem ! Ne soyez pas freinés ! Être timide avec Hachem, c’est le fruit du mauvais penchant, qui n’a de cesse de nous détourner de la bonté infinie d’Hachem…

Tous les matins, nous disons ” mode ani… Raba emounateha”. Cela signifie que la emouna, la foi d’Hachem à notre égard est immense.

Certains objecteront que partir et revenir en permanence, c’est ” trop facile ”.
Dès lors qu’une personne cherche un stratagème pour revenir vers Hachem sans arrêt, cela signifie qu’elle a conscience que quelque chose ”cloche” dans son attitude : dès lors, elle se trouve d’ores et déjà dans une démarche de repentir.
À défaut, elle n’a pas conscience que son attitude est problématique, dès lors, la techouva demeure possible…
Les personnes voulant faire consciemment des bêtises ne cherchent pas l’approbation de leur créateur !